Toulouse : Mobilisés contre la « ré-intoxication du monde », ils s’enchaînent aux grilles d’une cimenterie

ECOLO-HAPPENING Répondant à l’appel du 17 juin de plusieurs associations de défense de l’environnement, des militants toulousains veulent par leur action symbolique dénoncer la pollution due au secteur du BTP

Béatrice Colin

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Les militants de Action non-violente COP21 ont mené une action symbolique ce mercredi matin à Toulouse à la cimenterie Lafarge
Les militants de Action non-violente COP21 ont mené une action symbolique ce mercredi matin à Toulouse à la cimenterie Lafarge — S. Di / L. Deutsch / ANV COP 21

Le monde d’hier, ils n’en veulent plus. Des militants toulousainsd’Action non-violente COP 21 ont décidé de le faire savoir ce mercredi en répondant à l’appel du 17 juin de plusieurs organisations de défense de l’environnement.

S’opposant à la « ré-intoxication du monde », plusieurs d’entre deux se sont enchaînés dès potron-minet aux grilles de la cimenterie du groupe Lafarge, dans le quartier de Montaudran, en présence de militants d’Extinction rébellion et de gilets jaunes.

« Nous avons vu durant la crise et le confinement que la pollution avait baissé, l’économie a ralenti et les émissions de CO2 ont chuté. Nous ne voulons pas reprendre comme avant, nous avons donc décidé de viser un des secteurs les plus pollueurs. Le BTP est responsable de 39 % des émissions mondiales de CO2 et le béton de 8 % des gaz à effet de serre », décrypte Mélanie, une des manifestantes.

Tous demandent « l’abandon des constructions non vitales et l’utilisation systématique de matériaux non polluants ». « L’équivalent d’un département disparaît tous les six ans sous le béton, amoindrissant la place pour la biodiversité. Ce que les gens ne savent pas c’est que les secteurs de l’industrie et du bâtiment émettent plus de gaz à effet de serre que le secteur aérien par exemple. Egalement, la production de béton nécessite des ressources naturelles comme l’eau ou le sable dont l’extractivisme outrancier est destructeur pour l’environnement », poursuit Mélanie qui comptait rester sur place toute la journée malgré l’arrivée de la police qui leur a demandé de plier bagage.