Côte d’Azur : Onze personnes mises en examen et quatre sociétés de BTP poursuivies pour des dépôts sauvages

JUSTICE Des centaines de milliers de mètres cubes de terre, de béton, de ferraille, de goudron ont été déversées sur une vingtaine de sites irrémédiablement défigurés

20 Minutes avec AFP

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Une décharge sauvage, en France (illustration).
Une décharge sauvage, en France (illustration). — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Le juge de Draguignan dans le Var enquête sur un trafic de déblais de chantiers orchestré depuis plusieurs années sur la Côte d’Azur par des sociétés de bâtiments et travaux publics. Il a mis en examen onze personnes interpellées mardi et quatre entreprises, a indiqué vendredi le parquet.

L’ensemble des protagonistes de l’affaire, éventée par des plaintes de particuliers menacés après avoir reçu des gravats au lieu de terre végétale, ont été mis en examen « principalement pour des faits de gestion irrégulière de déchets en bande organisée, abandon de déchets en bande organisée, travail dissimulé, menace de mort réitérée et blanchiment », selon le parquet.

Quatre sociétés poursuivies

Quatre personnes ont été écrouées et sept autres placées sous contrôle judiciaire avec « un fort cautionnement de plus de 100.000 euros » pour deux d’entre elles, a précisé le procureur de la République Patrice Camberou dans un communiqué.

Des centaines de milliers de mètres cubes de terre, de béton, de ferraille, de goudron ont été déversés sur une vingtaine de sites irrémédiablement défigurés, dans le Var principalement, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, selon le parquet. Et parmi ces sites, figurent des propriétés agricoles ou viticoles.

Quatre sociétés font l’objet de poursuites, a précisé le parquet, trois jours après une opération d’envergure de la gendarmerie pour perquisitionner au siège de six sociétés, basées essentiellement autour de Fréjus (Var) et une à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) selon une source proche du dossier.