Côte d'Azur : Cinq personnes mises en examen pour des dépôts sauvages de déblais

JUSTICE Cinq personnes ont été mises en examen dans une affaire de trafic de déblais de chantier sur la Côte d’Azur

20 Minutes avec AFP

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Une décharge sauvage, en France (illustration).
Une décharge sauvage, en France (illustration). — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Cinq premières mises en examen ont été prononcées dans le trafic de déblais de chantier sur la Côte d’Azur dont sont soupçonnées plusieurs entreprises de BTP de la région, a indiqué jeudi le parquet de Draguignan.

« Des centaines de milliers de mètres cubes de terre, de béton, de ferraille, de goudron ont été déversées sur une vingtaine de sites irrémédiablement défigurés », dans le Var principalement, mais aussi dans les Alpes-Maritimes, deux départements touristiques, selon le parquet.

Opération « Terres brûlées »

« Cinq mises en examen » ont été prononcées, une personne a été placée en détention et six autres voient être déférées jeudi, a précisé le procureur de la République Patrice Camberou. L’enquête a conduit à perquisitionner le siège de six sociétés de Fréjus (Var) et Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) et à saisir une centaine de camions. Elle a débuté par des plaintes de particuliers victimes de cette mafia qui sévissait depuis plusieurs années.

« Ils approchaient des particuliers recherchant de la terre végétale pour leur terrain, et au lieu de ça, ils leur mettaient 200 camions de trucs pourris. Si les propriétaires mécontents s’avisaient de protester, ils recevaient la visite de gros bras et étaient incités à patienter », précise une source proche du dossier. Près de 200 gendarmes ont été mobilisés mardi lors de l’opération baptisée « Terres brûlées », appuyés par des agents du fisc et de la direction régionale de l’environnement (Dreal).