Le pangolin retiré de la pharmacopée traditionnelle chinoise

ANIMAUX Le coronavirus va-t-il sauver le pangolin ? Le petit mammifère est désormais protégé en Chine, et n'est officiellement plus un médicament

20 Minutes avec AFP

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Un jeune pangolin.
Un jeune pangolin. — Yingboon Chongsomchai/ZSL/SIPA

Pointé du doigt dans l’épidémie de coronavirus, le pangolin est-il enfin tiré d’affaire ? La Chine a retiré les ingrédients issus du pangolin de la liste officielle des produits de la pharmacopée traditionnelle, selon les médias officiels.

De même, des produits comme des pilules fabriquées à base d’excréments de chauves-souris ont été retirés cette année de la pharmacopée officielle chinoise a rapporté le journal Health Times, qui ne précise pas la date de cette interdiction.

« Les ressources de la vie sauvage épuisées » sont retirées de la pharmacopée traditionnelle chinoise, a indiqué le Health Times, qui n’a pas précisé la raison exacte du retrait du pangolin, qui est l’animal le plus pourchassé par les braconniers et les trafiquants dans le monde. Il est soupçonné d’avoir été l’hôte intermédiaire qui aurait permis la transmission du nouveau coronavirus de la chauve-souris à l’espèce humaine.

Le plus haut niveau de protection dans le pays

Les écailles et ingrédients issus du pangolin atteignent un prix élevé sur le marché noir et sont couramment utilisés par la médecine traditionnelle chinoise, bien que les scientifiques relèvent qu’ils n’ont pas de vertus thérapeutiques.

Vendredi, l’administration chinoise des Forêts a annoncé que les pangolins bénéficient désormais du plus haut niveau de protection dans le pays, une décision qui a été saluée samedi par l’organisation de défense de la nature WWF.

Au cours des derniers mois, la Chine a interdit la vente d’animaux sauvages pour la consommation alimentaire, invoquant le risque de maladies transmissibles à l’homme, mais ce commerce reste légal à des fins de recherche scientifique ou pour la médecine traditionnelle.