Cap-Ferret : Brune Poirson participe à une collecte de plastiques sur la plage du Grand Crohot

ECOLOGIE L’opération a été organisée par l’association Surfrider

M.P.

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Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, a participé le dimanche 7 juin 2020 à une collecte des déchets sur une plage du CapFerret.
Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, a participé le dimanche 7 juin 2020 à une collecte des déchets sur une plage du CapFerret. — Twitter Brune Poirson
  • Brune Poirson, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique, a participé, ce dimanche, à une collecte de déchets sur une plage du Cap-Ferret.
  • Invitée par l’association Surfrider, la ministre a ramassé en moins d’une heure près de 300 bouchons en plastique. Entre autres déchets.
  • Brune Poirson en a profité pour annoncer le renforcement des amendes en cas d’abandon de déchets sur la voie publique.

La date n’a pas été choisie au hasard puisque ce dimanche 7 juin est la veille de la Journée mondiale des océansBrune Poirson, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a participé ce matin à une collecte de plastique organisée par l’association Surfrider au Cap-Ferret (Gironde), sur le bassin d’Arcachon.

Accroupie, Brune Poirson, portant jean, baskets et masque barrière, a passé au peigne fin, pendant près d’une heure, le sable de la plage du Grand-Crohot. Accompagnée par le maire du Cap-Ferret, Philippe de Gonneville, et de la députée (LREM) de la circonscription, Sophie Panonacle, la ministre a rassemblé, au final, 287 bouchons de plastique, 3 semelles de chaussures, des granulés de plastiques industriels, 283 bâtonnets de cotons-tiges, 6 crayons, des bouteilles et des canettes, 15 emballages alimentaires, 21 bâtonnets de sucette ou encore 20 litres de résidus de pêche.

« Avec la crise du coronavirus a émergé une nouvelle catégorie de déchets plastique »

Le ramassage a été suivi de près par de nombreux journalistes et, surtout, par les bénévoles de l’association de défense de l’environnement, parmi lesquels Antidia Citores, porte-parole de Surfrider Europe. Engagée depuis plus de trente ans dans le combat pour la protection des océans, l’association organise chaque année plus de 1.500 campagnes de nettoyage avec ses bénévoles le long de la côte atlantique, comme indiqué sur son site Internet. Ce dimanche, Surfrider en a profité pour rappeler, selon notre consœur de Sud Ouest, que « 80 % des déchets ramassés dans l’océan proviennent des terres ».

« Les déchets qui sont laissés sur les trottoirs, que ce soit à Carpentras ou à Bordeaux, finissent leurs courses dans les mers et les océans portés par le vent et les cours d’eau. Il est impératif que nous luttions contre cette pollution plastique et contre ces incivilités d’autant qu’avec la crise du coronavirus a émergé une nouvelle catégorie de déchets plastique : les masques, les gants, les lingettes jetables », a lâché Brune Poirson.

Et l’entourage de la ministre d’indiquer à 20 Minutes : « Les gens se sont habitués à voir les mégots de cigarette être jetés au sol, mais à l’aune de la crise du Covid-19 et l’apparition de nouveaux déchets, s’habituer n’est plus possible. Il faut renforcer la lutte contre la pollution en prenant des mesures plus radicales. C’est pour cette raison que le gouvernement a décidé de durcir les sanctions. » Les amendes en cas d’abandon de déchets sur la voie publique vont ainsi augmenter de 68 € à 135 €. Elle pourra monter jusqu’à 375 € dans les cas les plus graves. Le décret devrait entrer en vigueur au début de l’été.