Pyrénées : 500.000 euros de plus pour favoriser la cohabitation entre l’ours et les troupeaux

ANIMAUX Une enveloppe gouvernementale de 500.000 euros supplémentaires a été débloquée pour aider les éleveurs à cohabiter avec l’ours

N.S. avec AFP

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La cohabitation entre ours et éleveurs se passe souvent mal dans les Pyrénées. Illustration.
La cohabitation entre ours et éleveurs se passe souvent mal dans les Pyrénées. Illustration. — Duncan Usher / Solent News / Sipa

Les relations entre éleveurs et ours sont souvent très tendues dans les Pyrénées. Pour y mettre un peu d’huile, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture ont annoncé ce jeudi une enveloppe de 500.000 euros supplémentaires.

Le nombre de plantigrades dans le massif atteint désormais les 50 individus, rappelle le communiqué qui souligne la nécessité « de faire évoluer l’accompagnement des éleveurs pour permettre la meilleure cohabitation possible et mettre en œuvre une évolution des pratiques de protection des troupeaux ».

Cette feuille de route intitulée « pastoralisme et ours » confirme l’engagement de l’État « à ne pas procéder à de nouvelles introductions dans un contexte d’une dynamique favorable de la population ursine », ainsi qu’une « augmentation des moyens financiers par rapport à 2019 de plus de 500.000 euros supplémentaires ».

Des cabanes équipées et des bergers en renfort

Ce demi-million d’euros ira « à la protection des troupeaux, notamment pour l’équipement de cabanes dans les estives, le renfort de bergers d’appui, ainsi que la mise en place de diagnostics pastoraux et d’analyses de vulnérabilité », selon le communiqué.

En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, d’après les chiffres officiels. Sous la pression d’éleveurs d’ovins, le « plan ours » pour 2018-2028, qui prévoyait des réintroductions, avait été enterré après quelques mois et les lâchers de deux femelles, Sorita et Claverina, amenées de Slovénie dans le Béarn en 2018.