Pyrénées : Un premier ourson de l’année pointe son museau en Ariège

AU POIL Le tout premier ourson de l’année à apparaître dans les Pyrénées a été officiellement observé mardi, en compagnie de sa mère, en Ariège

Hélène Ménal

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Un ourson brun comme ceux des Pyrénées. Illustration.
Un ourson brun comme ceux des Pyrénées. Illustration. — Julian Cok - Solent News - Sipa
  • Un premier ourson de l’année a été observé dans les Pyrénées, en balade dans une forêt ariégeoise.
  • Il faudra attendre de trouver des traces biologiques, crottes ou poils, pour faire sa généalogie.
  • Les militants pro ours espèrent voir apparaître « cinq à dix » petits plantigrades dans le massif cette année.

Un de plus ! Les autorités confirment officiellement qu’un ourson de l’année, le premier de la saison, a été observé mardi dans les Pyrenées. Il a été vu, en compagnie de sa mère, dans une forêt des  Bordes-sur-Lez dans l’ouest du département de l’Ariège.

« C’est une première bonne nouvelle, en espérant qu’il y en aura beaucoup d’autres », se réjouit Alain Reynes, le directeur de l’association pro plantigrade Pays de l’Ours-Adet, qui a annoncé en primeur l’ouverture du carnet rose sur les réseaux sociaux. Le spécialiste espère « que cinq à dix oursons » seront détectés cette année dans le massif, dix étant le record établi l’an dernier.

Un taux de survie de 75 %

L’apparition de cet ourson, né probablement en janvier dans la tanière familiale, est tout à fait normale pour un mois de mai. Dans un secteur de l’Ariège peuplé de plusieurs femelles, impossible pour l’heure, même pour les connaisseurs, de dire qui est l’heureuse mère de famille. Il faudra pour cela attendre de retrouver des traces biologiques, crottes ou poils. En général, les ourses qui dorlotent leur petit ont tendance à rester sur un territoire restreint, escarpé et isolé.

« Mais elles peuvent aussi parcourir des distances considérables avec lui si elles sont dérangées », souligne Alain Reynes. Par des humains curieux ou par l’ours mâle géniteur qui a parfois tendance à l’infanticide s’il recroise son rejeton.

En général, le taux de survie des oursons détectés dans les Pyrénées est de 75 %. A part un père jaloux, l’autre risque pour l’ourson est de se perdre. Comme Douillous, l’ourson retrouvé esseulé en juin 2019 en Ariège. Il a été requinqué, a réussi à faire une fugue rocambolesque en captivité, mais a été finalement réintroduit dans son milieu naturel. On sait qu’il a survécu jusqu’à ce que son collier GPS, volontairement fragile pour ne pas l’étouffer pendant sa croissance, tombe. Là aussi, il faut attendre des traces biologiques pour connaître la suite de l’épopée de Douillous.