Déconfinement à Nantes : Les parcs rouvrent au public, les promeneurs et riverains « soulagés »

DECONFINEMENT A Nantes, comme dans plusieurs autres grandes villes de France, les parcs et jardins publics ont rouvert au public. Les citadins étaient impatients

Frédéric Brenon

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Le Jardin des plantes a rouvert ses portes au public, le 13 mai 2020 à Nantes.
Le Jardin des plantes a rouvert ses portes au public, le 13 mai 2020 à Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • A Nantes, comme à Marseille par exemple, les parcs rouvraient leurs portes ce mercredi.
  • Le confinement a exacerbé l’attachement des promeneurs à ces bulles vertes.
  • A Paris, les parcs et jardins publics restent fermés.

Il n’y a pas que la réouverture des plages qui fait bondir de joie les habitants. Dans plusieurs grandes villes de France, les parcs et jardins publics ont rouvert ce mercredi. Et les promeneurs et riverains n’ont pas caché leur plaisir. A Nantes, le Jardin des plantes, parc historique proche de la gare, était fermé depuis mi-mars. Sa réouverture était « impossible à manquer » pour Mireille, qui travaille habituellement dans le quartier. « Avant le confinement je venais ici presque tous les jours. Je n’avais jamais réfléchi à l’attachement que je portais à ce parc mais je peux vous dire qu’il m’a drôlement manqué. »

« J’étais moi aussi pressée de revenir, confie Nadège. Ce parc, c’est comme une bulle au cœur de la ville. On se sent hors du temps avec ses pelouses, ses cascades. En plus, la végétation est magnifique au printemps. » « Les bienfaits du contact avec la nature ne sont plus à démontrer », confirme Yves, médecin retraité.

Les petites allées fermées

Christophe, lui, voit plutôt le Jardin des plantes comme un « bon défouloir » pour ses deux bambins avec qui il vit en appartement dans le secteur. « Je suis soulagé que ce soit rouvert. Franchement, le carré d’herbe en bas de l’immeuble, j’en pouvais plus. Courir dans les allées sans faire attention aux voitures, approcher les animaux, oui, ça a nous a manqué. Dommage que l’aire de jeux reste fermée. »

En effet, le Jardin des plantes n’est pas encore tout à fait comme avant. Outre les jeux pour enfants, plusieurs petites allées ont dû être condamnées afin d’éviter des croisements ne respectant pas la distanciation sociale nécessaire. Les serres restent également fermées au public, tout comme l’enclos des chèvres. « Ce n’était peut-être pas nécessaire de fermer les petites allées. Les gens n’ont pas l’habitude de se coller les uns aux autres quand ils se croisent », boude un peu Mathilde. « La sécurité sanitaire est la priorité », justifie Catherine Billiou, responsable technique du jardin.

« On ne rattrapera jamais le temps perdu »

La végétation a également évolué pendant ces huit semaines de confinement où les trois quarts des jardiniers étaient mis à l’arrêt. « Même si le public ne s’en rend pas compte, ça a beaucoup poussé, confirme Catherine Billiou. Il faut maintenant remettre au propre, c’est-à-dire désherber, couper, tailler. Ce qui est chouette c’est qu’on a laissé s’exprimer plein de plantes sauvages. C’est positif pour la biodiversité et ça nous donne des idées pour l’avenir. »

La préparation des massifs d’été, elle, est décalée à la fin du mois. « Le printemps est une période charnière pour les jardiniers. Et on ne rattrapera jamais le temps perdu. Donc on a dû faire des choix. Nos habitudes sont totalement bousculées mais on s’adapte, comme tout le monde. »

A Paris et à Strasbourg, comme dans tous les départements classés rouges, les parcs et jardins restent fermés au public.