Alpes-Maritimes : Une dangereuse tortue-alligator retrouvée dans un parc public de la Côte d’Azur

ATTENTION LES DOIGTS Ce sont des passants qui ont découvert le reptile à la mâchoire puissante et au bec acéré

Fabien Binacchi

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La tortue alligator récupérée est reconnaissable avec son bec pointu et sa carapace dentelée
La tortue alligator récupérée est reconnaissable avec son bec pointu et sa carapace dentelée — OFB
  • Le spécimen de cette espèce exotique spectaculaire a été découvert par des passants dans l’étang du parc naturel départemental de Vaugrenier.
  • Elle a été finalement confiée au « Village des tortues », un centre pédagogique et de conservation dans le département du Var.

Elle est aussi rare qu’effrayante avec sa mâchoire puissante et son bec acéré. Et elle pourrait facilement emporter avec elle un ou plusieurs doigts d’une main un peu trop baladeuse. Une dangereuse tortue alligator, espèce exotique spectaculaire d’habitude observée aux Etats-Unis, a été découverte fin avril, en plein confinement, par des passants dans l’étang du parc naturel départemental de Vaugrenier, à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

Récupéré avec beaucoup de précaution, l’animal à la carapace dentelée - comme un alligator - avait un temps était confié à un particulier. Elle a finalement été amenée il y a quelques jours au « Village des tortues », un centre pédagogique et de conservation installé dans le Var, rapporte ce jeudi l’Office français de la biodiversité (OFB).

Sans doute « abandonné par un particulier collectionneur »

Sur place, le reptile a été mesuré et pesé. Avec 13 kg sur la balance, ce spécimen de Macrochelys temminckii, pourtant déjà assez effrayant, est encore loin d’avoir atteint les 100 kg, poids maximum pour cette espèce qui peut mesurer jusqu’à 75 cm. Sa longévité peut atteindre 80 ans, précise l’organisme.

La tortue a été mesurée et pesée
La tortue a été mesurée et pesée - OFB

« Le spécimen retrouvé a probablement été abandonné par un particulier collectionneur », avance l’organisme, rappelant que « pour détenir cette espèce classée dangereuse [arrêté ministériel du 21 novembre 1997], un arrêté préfectoral d’ouverture et un certificat de capacité » sont nécessaires.

L’Office français de la biodiversité pointe d’ailleurs le danger de « relâcher dans la nature des espèces non autochtones ». « Elles peuvent devenir envahissantes et sont reconnues comme la troisième cause de la disparition de la biodiversité mondiale », précise-t-elle.