Le confinement risque de faire augmenter les actes de braconnage, alerte une ONG

ANIMAUX Les réseaux criminels profiteraient « du fait que les ressources dédiées au respect des lois se concentrent sur des problèmes liés au Covid-19 », selon l’ONG Wildlife Justice Commission

20 Minutes avec agences
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Image d'illustration d'un pangolin.
Image d'illustration d'un pangolin. — ROSLAN RAHMAN / AFP

L'ONG Wildlife Justice Commission est inquiète. Selon elle, le braconnage d’espèces en danger pourrait augmenter, alors que l’attention des gouvernements est absorbée par la gestion du coronavirus et des mesures de confinement.

Les réseaux criminels pourraient profiter « de la fermeture des parcs, de patrouilles réduites dans les aires protégées ou du fait que les ressources dédiées au respect des lois se concentrent sur des problèmes liés au Covid-19 », avertit-elle.

Six tonnes d’écailles de pangolins saisies en Malaisie

Des saisies importantes ont eu lieu en Afrique et en Asie depuis que de larges régions du monde sont soumises au confinement. Six tonnes d’écailles de pangolins ont ainsi été saisies en Malaisie le mois dernier, et des stocks d’ivoire ont été repérés au Cambodge, au Laos ou au Vietnam, selon l’ONG.

Pour Wildlife Justice Commission, il est important de renforcer le contrôle aux frontières, alors que les réseaux criminels s’adaptent à la nouvelle situation et que le braconnage pourrait bientôt repartir de plus belle.

En février, la Chine a interdit le commerce, le transport et la consommation d’animaux sauvages, ce qui, selon l’ONG, a entraîné la création de stocks d’ivoire ou d’écailles de pangolins dans des pays d’Asie du Sud-Est.