Bretagne: Les échouages d'algues vertes devraient être tardifs cette année

ENVIRONNEMENT Les conditions météo de l'hiver et du printemps n'ont pas été favorables à la naissance des ulves

Camille Allain

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Photographie de la baie de Saint-Brieuc en 2019, où des affiches alertaient du danger de l'hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes.
Photographie de la baie de Saint-Brieuc en 2019, où des affiches alertaient du danger de l'hydrogène sulfuré dégagé par les algues vertes. — M. Pavard / 20 Minutes

Les tempêtes de l’hiver ont sans doute rendu un grand service à la Bretagne. Secouée par plusieurs gros coups de vent, la région ne devrait pas subir d’échouages massifs d' algues vertes, à en croire les observations du Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA). Du moins, pas tout de suite. « Etant donné les très faibles quantités actuellement présentes, les échouages d’algues vertes sur les côtes bretonnes devraient être globalement tardifs en 2020 », explique la préfecture de Bretagne dans un communiqué.

Si les tempêtes ont un rôle important, c’est qu’elles dispersent les stocks d’algues de la saison précédente. L’an dernier, l’hiver avait été calme et des échouages massifs avaient été observés tôt dans la saison. Ce ne devrait pas être le cas en 2020, à en croire le CEVA, qui a effectué un survol du littoral breton le 22 avril avant de remettre ses conclusions. « Les baies bretonnes sont quasiment indemnes d’ulves. La couverture des baies sableuses est parmi les plus faibles observées pour un mois d’avril ». L’an dernier, la situation était inversée et les échouages avaient été massifs comme nous l’évoquions dans cette vidéo.

Mais il reste un facteur que le dieu météo ne maîtrise pas : la concentration en nitrates. Issus de l’agriculture, ces rejets glissent jusque dans les cours d’eau et provoquent des phénomènes de prolifération des algues vertes à l’embouchure. Si ces rejets diminuent, ils persistent chaque année.

Un printemps chaud qui invite à rester prudent

Des tapis d’algues ont ainsi pu être observés dans des vasières de la ria d’Etel et de certains secteurs du golfe du Morbihan. La prudence reste de mise puisque le printemps chaud et ensoleillé que connaît la Bretagne pourrait participer à la prolifération des algues.