Coronavirus en Bretagne : Un requin profite du confinement pour nager dans le port de Brest

ANIMAUX Plus de 70 signalements ont été établis au large des côtes bretonnes

Camille Allain

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Illustration d'un requin pèlerin, ici observé en mai 2018 au large des côtes du Finistère par l'association Apecs.
Illustration d'un requin pèlerin, ici observé en mai 2018 au large des côtes du Finistère par l'association Apecs. — A. Rohr / APECS

Le requin-pèlerin est de retour au large des côtes bretonnes. Comme chaque année au printemps, les ailerons de l’imposant poisson pouvant dépasser les dix mètres apparaissent à la surface des eaux du Finistère.

L’épisode de confinement imposé par le gouvernement français a même donné lieu à une étrange scène. Vendredi, un requin-pèlerin long de plusieurs mètres s’est aventuré jusque dans le port de Brest, sous les yeux ébahis d’une femme qui a filmé la scène.

Les images ont été relayées par l’Apecs (Association pour l’étude et la conservation des sélaciens), qui est spécialisée dans l'observation de ces gros poissons totalement inoffensifs pour l’homme. « Nous avions déjà vu des requins-pèlerins dans la rade de Brest en 2014, mais jamais dans le port, jamais aussi près du bord », explique Alexandra Rohr. D’après la chargée de mission de l’Apecs, cette présence « est certainement liée au fait que le trafic maritime soit nul ou quasi nul ».

Déjà 70 signalements

Le confinement semble donc tranquilliser les animaux. Depuis le début de l’année, 70 signalements de requins-pèlerins ont été établis, dont une grosse partie ces dernières semaines par les quelques structures encore habilitées à naviguer. Chaque année, l’Apecs recense entre 30 et 220 signalements au printemps, période à laquelle le deuxième plus gros poisson du monde (après le requin-baleine) passe au large de la Bretagne pour trouver du plancton.

La veille, un requin-pèlerin avait déjà été observé par le surfeur Mathieu Carpentier qui avait filmé l’animal grâce à un drone au large de Plougonvelin, commune située à l’extrémité de la rade de Brest. Des images superbes relayées par l’Ifremer et qui semblent démontrer, là aussi, la quiétude qui règne dans les eaux bretonnes.