Le réchauffement climatique pourrait coûter 600.000 milliards de dollars à la fin du siècle

CLIMAT Les contributions nationales actuelles placent la planète sur la trajectoire d’une augmentation des températures de 3 °C à 4 °C d’ici 2100

20 Minutes avec agences
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Une manifestation pour le climat à Stockholm en Suède, en septembre 2019.
Une manifestation pour le climat à Stockholm en Suède, en septembre 2019. — Jonathan NACKSTRAND / AFP

Le non-respect des objectifs de l’accord de Paris en matière de réchauffement climatique pourrait coûter jusqu’à 600.000 milliards de dollars d’ici la fin du siècle, selon une étude publiée dans Nature Communications ce mardi. L’accord signé en 2015 affiche l’objectif de contenir le réchauffement « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible à 1,5 °C, les pays s’engageant sur des « contributions nationales » (NDC) à renouveler tous les cinq ans.

Or, les NDC actuelles – qui devaient être révisées lors de la COP26 en novembre à Glasgow, reportée pour cause de pandémie de Covid-19 – placent la planète sur la trajectoire d’un réchauffement de 3 °C à 4 °C d’ici 2100, selon les experts de l’ONU. Cette étude détaille les coûts (dommages liés aux événements climatiques par exemple) comme les investissements (technologies bas carbone par exemple) pour évaluer les pertes ou gains théoriques pour l’économie mondiale selon différents scénarios.

L’économie mondiale gagnerait à respecter les objectifs

Un non-respect des objectifs de l’accord de Paris pourrait ainsi coûter entre 126.000 et 616.000 milliards de dollars, alors que l’économie mondiale pourrait voir des gains de 336.000 à 422.000 milliards en respectant les objectifs de 2 °C ou 1,5 °C respectivement. Et le non-respect des NDC actuels pourrait de son côté entraîner des pertes allant de 150.000 à 790.000 milliards.

A contrario, un équilibrage des pertes et des recettes nécessiterait des investissements entre 18.000 et 113.000 milliards de dollars, dont plus de 90 % de la part des pays du G20, selon l’étude. « Mettre en œuvre une stratégie pour se préserver nécessite de prendre conscience de la gravité du réchauffement climatique pour permettre des avancées dans les technologies bas carbone », a déclaré Biying Yu, de l’Institut de technologie de Pékin, principal auteur de l’étude.