Indonésie : La future capitale menace la biodiversité de l’île de Bornéo, s’inquiètent les écologistes

VILLE DU FUTUR Les défenseurs de l’environnement de l’île de Bornéo craignent que les promesses écologiques des responsables du projet ne soient pas tenues

20 Minutes avec agence

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Les rues inondées de Jakarta, le 4 janvier 2020.
Les rues inondées de Jakarta, le 4 janvier 2020. — Dita Alangkara/AP/SIPA

L’impact environnemental de la future capitale de l’Indonésie inquiète les défenseurs de la faune et de la flore. C’est sur l’île de Bornéo, dans la province du Kalimantan oriental, que la ville doit être bâtie à 2.000 km de la capitale actuelle, Jakarta, indique la BBC.

La première phase du projet à 34 milliards de dollars (30 milliards d’euros) devrait être achevée d’ici 2025. La grande ville côtière verra le jour sur ce qui est aujourd’hui des plantations d’huile de palme, des marais et des zones boisées. Elle sera entourée de cinq communes plus petites.

Une biodiversité menacée

Les militants environnementaux s’inquiètent quant au choix du site. L’île de Bornéo abrite en effet une faune sauvage riche ainsi que d’importantes forêts. Il s’agit d’un des plus importants foyers de biodiversité au monde.

Les écologistes redoutent que la présence de cette ville altère la nature alentour. Ils pointent par ailleurs les moyens de production de l’énergie nécessaire à la mégapole, qui sera assurée par trois centrales hydroélectriques mais aussi par trois usines de charbon.

La montée des eaux menace Jakarta

Les responsables du projet se veulent pourtant rassurants. Ils rappellent notamment que 70 % de la surface de la future ville seront réservés aux espaces verts. De nombreux espaces piétonniers et transports publics électriques compléteront le tout.

Le gouvernement indonésien a présenté son programme de nouvelle capitale en août 2019. Jakarta est en effet victime de la montée des eaux de la Mer de Java et de l’affaissement des sols. Ce dernier phénomène est dû au pompage intense des nappes phréatiques pour alimenter les habitations en eau. Selon les experts, 95 % des quartiers côtiers de la capitale actuelle seront submergés d’ici 2025.