Botswana : La survie des rhinocéros menacée par la hausse du braconnage, les autorités inquiètes

ESPÈCES MENACÉES Rien qu’en 2019, 10 % de la population de rhinocéros aurait disparu du territoire, notamment à cause du braconnage

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un rhinocéros noir
Illustration d'un rhinocéros noir — NEWMAN MARK/SIPA

Le Botswana s’inquiète pour la survie de ses rhinocéros. Les autorités ont tiré ce lundi la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de braconnage visant ces animaux. Au moins 46 bêtes ont été tuées depuis avril 2019 dans la seule réserve de Moremi, au nord du pays.

« Le braconnage a augmenté dans des proportions inquiétantes dans ce secteur », selon le directeur adjoint du ministère en charge de la Vie sauvage. Près de 10 % de la population de rhinocéros aurait disparu rien qu’en 2019.

Tués pour leurs cornes

Le Botswana ne recense plus aujourd’hui qu’un faible nombre de rhinocéros, blancs ou noirs. Ils seraient entre 400 et 500, selon ses statistiques. La plupart ont élu domicile dans le delta de la rivière Okavango, où se trouve la réserve de Moremi. Les autorités redoutent qu’à ce rythme de braconnage, la population soit entièrement rayée de la carte d’ici 2021.

Comme ailleurs en Afrique, le braconnage se base sur la forte demande en cornes de rhinocéros. Alors qu’elles sont composées de kératine, comme les ongles humains, la médecine traditionnelle asiatique leur prête la faculté de soigner le cancer ou l’impuissance sexuelle. Au marché noir, le kilo de cornes de rhinocéros se vend jusqu’à 55.000 euros.