Agriculture : La Confédération paysanne et des ONG demandent l’arrêt des aides publiques à l’agriculture industrielle

STRATEGIE Un document signé par le syndicat agricole exige l’arrêt des aides publiques à « l’agriculture industrielle »

20 Minutes avec AFP

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Un document signé par le syndicat agricole exige l’arrêt des aides publiques à « l’agriculture industrielle ».
Un document signé par le syndicat agricole exige l’arrêt des aides publiques à « l’agriculture industrielle ». — CHINE NOUVELLE/SIPA

La demande risque de susciter un vif débat. Le syndicat agricole Confédération paysanne, des ONG comme Oxfam, Les Amis de la Terre ou Greenpeace, et deux syndicats d’enseignants et de salariés ont exigé ensemble dimanche l’arrêt des aides publiques à « l’agriculture industrielle », afin de bâtir une « transition sociale et écologique de l’agriculture ».

« Les soutiens à l’agriculture industrielle doivent cesser », indique un communiqué commun à sept organisations, qui dénonce « le piège tendu par l’agro-industrie et les politiques mises en place depuis 50 ans ».

Une politique « ambitieuse »

« Nous revendiquons une politique ambitieuse d’accompagnement des paysans et paysannes à la transition agricole et alimentaire, en commençant par la PAC et l’enseignement agricole », indique le document signé par Nicolas Girod, agriculteur et porte-parole du syndicat Confédération paysanne, Jean-Marie Le Boiteux, secrétaire général du SNETAP-FSU, Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, Khaled Gaiji, président des Amis de laTerre, Jean-François Juilliard, directeur général de Greenpeace, Eric Beynel, porte-parole de Solidaires et Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac.

Le « projet de société » de la Confédération paysanne, troisième syndicat représentant les agriculteurs en France [derrière la FNSEA et la Coordination rurale], repose sur « l’agriculture paysanne », la « souveraineté alimentaire des territoires », et « la présence de paysans nombreux » plutôt que la concentration des exploitations à l’œuvre depuis plusieurs décennies.

Un vaste débat national

Cette prise de position intervient au jour du lancement d’un vaste débat national, baptisé « ImPACtons » qui doit durer trois mois, pour discuter de l’affectation des budgets européens de la PAC, afin de permettre au gouvernement de bâtir d’ici l’été le plan stratégique demandé à chaque pays de l’UE par la commission européenne sur le sujet.

Le débat, lancé pendant le Salon de l’agriculture qui s’est ouvert samedi à Paris​, mais initié depuis le 23 février, sera piloté par Ilaria Casillo, vice-présidente de la Commission nationale du débat public, docteure en géographie urbaine et maîtresse de conférences à l’université Paris-Est Marne la Vallée (UPEM).