Pesticides : Les terres agricoles non cultivées pourraient entraîner des « revenus », annonce Macron

CULTURE Le président a été interpellé sur la question des ZNT au Salon de l’Agriculture

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron, president de la Republique, Didier Guillaume, ministre de l'agriculture//04SIPA_15460013/2002221554/Credit:HAMILTON-POOL/SIPA/2002221605
Emmanuel Macron, president de la Republique, Didier Guillaume, ministre de l'agriculture//04SIPA_15460013/2002221554/Credit:HAMILTON-POOL/SIPA/2002221605 — HAMILTON-POOL/SIPA

Les bandes de terres agricoles non cultivées en raison des interdictions d’épandage de pesticides pourraient à l’avenir générer de l’argent pour les  agriculteurs, a suggéré ce samedi Emmanuel Macron lors de sa visite du Salon de l’Agriculture, à Paris.

« On va voir comment valoriser ces bandes avec des services environnementaux, des trucs (…) qui vous permettent d’avoir des revenus », a dit le président à un agriculteur et brasseur du Vexin qui l’interpellait sur le sujet des zones de non-traitement (ZNT). Un arrêté et décret publié à la toute fin décembre par le gouvernement imposent en effet depuis le 1er janvier des distances minimales de pulvérisation des produits phytosanitaires recommandées par l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) : 5 m des habitations pour les cultures dites basses comme les légumes et céréales, 10 m pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes, et 20 m pour les produits « les plus dangereux », qui ne représentent toutefois qu’environ 0,3 % des substances actives utilisées.

25 millions d’euros déjà promis

« Ces ZNT vont jouer à l’encontre des agriculteurs français et moi qui viens de m’installer, je n’avais pas prévu 5 ou 10 mètres, et ça va être très compliqué », a dit le jeune homme au président durant sa visite du salon.

Au cours de la conversation, Emmanuel Macron assuré que les agriculteurs seraient « accompagnés ». Le gouvernement a en effet annoncé vendredi le déblocage d’une enveloppe de 25 millions d’euros pour compenser les pertes de revenus sur les terres qui ne pourront pas être exploitées. Le chef de l’Etat, qui a été interpellé à de nombreuses reprises sur le sujet le long de son périple, s’est aussi engagé à assurer une « sécurité juridique » aux agriculteurs pour que les prochains semis puissent se faire « dans un cadre apaisé ».