Cannes : Les posidonies échouées sur les plages renvoyées au fond de la mer (pour nourrir les espèces)

RETOUR A L'ENVOYEUR Laissés sur les plages en hiver pour les protéger de l’érosion, ces végétaux seront dorénavant largués dans les fonds où ils sont « une ressource alimentaire majeure »

Fabien Binacchi

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Les posidonies ont été chargées sur une barge et larguées en mer
Les posidonies ont été chargées sur une barge et larguées en mer — Mairie de Cannes

Si elles sont laissées sur le sable pendant l’hiver, car elles évitent l’érosion des plages, les posidonies échouées chaque année à Cannes seront désormais renvoyées dans le milieu marin, pour son bien, à l’approche de la haute saison. La cité des festivals vient tout juste d’achever pour la première fois cette opération dite de « clapage », qui s’est déroulée sur dix jours.

« Même morts, ces végétaux sont protégés car ils constituent un intérêt écologique important et s’avèrent très utiles au maintien de l’équilibre biologique maritime », vante la mairie qui évoque un procédé « conforme aux préconisations de l’État ».

Dans les faits, « les posidonies remises à l’eau constituent une ressource alimentaire majeure, directe pour les écosystèmes littoraux et indirecte pour les ressources halieutique dont dépend la pêche artisanale », précise-t-on du côté de la municipalité.

Larguées dans une fosse sous-marine

Récoltées, les « banquettes de posidonies » ont été chargées sur une barge remorquée et leur largage « a été effectué au niveau d’une fosse sous-marine située à 4 milles nautiques au sud de l’île Saint Honorat », précise la municipalité. Au total, ce sont près de 4000 m3 de posidonies qui ont été rejetées en mer pour un budget de 208.740 euros.

L’an dernier, la ville de Cannes a également mis en place une « charte croisières » qui impose aux navires de respecter « un mouillage hors des champs de posidonies » pour éviter de les endommager. Ces herbiers sont une source de nourriture pour l’écosystème et sont considérés comme des formations essentielles pour l’oxygénation du milieu.