Kenya : Tim, l’un des derniers éléphants aux défenses géantes, est mort de cause naturelle

ANIMAUX Ces éléphants sont particulièrement ciblés par les braconniers pour la longueur de leurs défenses

20 Minutes avec agences

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Un éléphant (illustration).
Un éléphant (illustration). — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Tim, l’un des plus grands éléphants d’Afrique, est mort ce mardi à l’âge de 50 ans au Kenya, a annoncé ce mercredi le Service kényan de la faune sauvage (KWS). Le pachyderme possédait des défenses géantes, qui touchaient le sol.

L’éléphant est mort de cause naturelle dans le parc d’Amboseli, dans le sud du pays, face au mont Kilimandjaro (Tanzanie). Son corps sera transporté à Nairobi où il sera empaillé pour être exposé au musée national, précise le communiqué du KWS.

Des défenses de plus en plus courtes

Tim avait survécu aux attaques de braconniers et de fermiers en colère. Il avait déjà été soigné par des vétérinaires du KWS après qu’une lance lui avait transpercé l’oreille et s’était brisée dans son épaule.

Selon les défenseurs de l’environnement, il resterait à peine quelques dizaines d’éléphants aux défenses géantes en Afrique. Les braconniers, qui les chassent pour leur ivoire les éléphants, en font leur cible privilégiée. Leur patrimoine génétique se réduit donc, raison pour laquelle les éléphants d’Afrique actuels ont de plus petites défenses qu’il y a un siècle, selon les scientifiques.

Ces dix dernières années, le nombre d’éléphants africains a chuté de 110.000 pour atteindre 415.000 spécimens, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Quelque 30.000 éléphants africains sont victimes chaque année de braconnage.