Colombie : Les hippopotames de Pablo Escobar polluent les cours d’eau avec leurs excréments

GROSSE NUISANCE Les quatre hippopotames abandonnés à leur sort en 1993 se sont reproduits, leur population atteint aujourd'hui 80 spécimens

20 Minutes avec agence

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Des hippopotames (illustration).
Des hippopotames (illustration). — Pixabay

Les quatre hippopotames de Pablo Escobar, abandonnés à leur sort dans un zoo privé, perturbent l’écosystème de la Colombie. Depuis la mort du narcotrafiquant en 1993, certains animaux ont réussi à s’enfuir de la « Hacienda Nápoles », l’immense résidence située à 150 km de Medellín où ils côtoyaient des autruches, des girafes et des éléphants, rapporte La Republica.

Les pachydermes se sont ensuite reproduits. Leur population atteindrait désormais 80 individus. Et selon des chercheurs américains, leur présence représente une menace importante pour l’environnement​ alentour, expliquent-ils dans une étude publiée le 28 janvier dans la revue Ecology.

Des « conséquences négatives » sur la qualité de l’eau

En effet, les hippopotames font leurs besoins dans l’eau, modifiant la composition chimique des cours d’eau et des lacs et altérant le niveau d’oxygène du milieu aquatique, montre l’étude. Ainsi, leur présence « aura des conséquences négatives sur la qualité de l’eau et sur les ressources aquatiques à cause de la multiplication d’algues et de bactéries nocives », indique l’auteur principal du rapport, Jonathan Shurin.

Les chercheurs rappellent que les hippopotames ont déjà eu un « impact fort sur les écosystèmes d’Afrique » et en appellent aux autorités colombiennes pour prendre les mesures nécessaires afin de limiter la population. « Au cours des vingt prochaines années, ils pourraient être des milliers », alertent les scientifiques.