Morbihan : Rewild dénonce une saisie illégale des perroquets de son zoo à Pont-Scorff

ANIMAUX Les oiseaux devaient être réintroduits dans leur milieu naturel au Gabon

C.A.

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Un perroquet gris du Gabon, ici en plein vol.
Un perroquet gris du Gabon, ici en plein vol. — Henri Ausloos / SIPA

Ils devaient être les premiers animaux en captivité​ à retrouver leur milieu naturel. Jeudi, 55 perroquets gris du Gabon ont été saisis au zoo de Pont-Scorff (Morbihan), récemment acquis par Rewild et plusieurs associations de défense des animaux. Dans un communiqué, Rewild dénonce une saisie « illégale » et critique l’attitude de l’ Office français de la biodiversité qui a piloté l’opération.

D’après l’association, qui a acquis le zoo il y a six semaines grâce à un élan de solidarité, la police de l’environnement serait intervenue « au mépris de la loi, l’opération s’étant appuyée sur des motifs fallacieux ». Les autorités ont estimé que la procédure de transport n’avait pas été respectée. Difficile d’en être certain tant l’affaire est complexe.

Les animaux avaient été saisis par des autorités bulgares et hongroises qui avaient interpellé des trafiquants allemands. Les perroquets avaient alors été pris en charge en Angleterre, avant d’arriver en France puis d’être accueillis dans le Morbihan.

Jeudi, ils ont finalement été renvoyés en Angleterre, à la veille du Brexit, ce qui vient complexifier un peu plus le transfert. « Rewild fait l’objet d’un nombre de contrôles et de mises en demeure confinant au harcèlement », estime l’association.

En décembre, elle avait racheté le zoo de Pont-Scorff, afin de l’utiliser comme « centre de réhabilitation pour accueillir des animaux issus du trafic avant de les réintroduire dans leur milieu naturel ». Le journaliste Hugo Clément avait largement participé au succès de l’opération.