Toulouse : La première micro-forêt de la Ville rose verra le jour en mars, à Rangueil

ENVIRONNEMENT Au mois de mars, le « collectif micro-forêt de Toulouse en Transition » va planter 1.200 arbres sur un terrain de 400 m2 en plein cœur de la Ville rose. Un projet que ses membres veulent essaimer

Béatrice Colin

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Le collectif Micro-Forêt de
Le collectif Micro-Forêt de — Lars Nissen Photoart / Pixabay

Des poiriers et pommiers sauvages, ainsi que des hêtres champêtres ou des sureaux noirs. Pas moins de 24 essences seront présentes au sein de la première micro-forêt urbaine de Toulouse qui verra le jour le 2 mars prochain dans le quartier de Rangueil.

Pour créer cet îlot de fraîcheur en plein cœur de ville, pas besoin d’avoir des centaines d’hectares. Un terrain municipal de 400 m2 a d’ores et déjà identifié et pourra accueillir 1.200 arbres d’essences indigènes, présentes dans la région bien avant l’arrivée de l’homme. Ils seront plantés par des citoyens, mais aussi des collégiens de 6°, histoire de sensibiliser les plus jeunes.

Alors que le réchauffement climatique est sur toutes les lèvres, ce projet a été lancé par des citoyens, inspiré par la méthode Miyawaki, du nom d’un botaniste japonais, qui permet de planter 300 arbres sur l’équivalent de six places de parking.

« Nous avions commencé par des premières actions de végétalisation de la ville lors des 48h de l’agriculture urbaine. Nous avons ensuite identifié le sujet de micro-forêts et nous avons répondu cet été à un appel à projets de la métropole », raconte Grégory Guedon pour le collectif Micro-forêts de Toulouse en Transition.

Essaimer la méthode

Après des mois d’attente, leur projet vient d’être lauréat, levant les derniers freins à la réalisation de la première micro-forêt toulousaine. « Les micro-forêts sont des climatiseurs naturels et ont l’avantage de pouvoir être réalisée sur de toutes petites parcelles. Nous allons organiser une journée de formation ouverte aux agents des espaces verts de la mairie, de la région et du département avant la plantation de la forêt, car notre objectif est d’essaimer cette idée », poursuit le militant écologiste qui imagine bien une ceinture verte autour du périphérique toulousain.

Car en plus de rafraîchir l’air et de ramener de la biodiversité en ville, leurs arbres ont l’avantage de capter du CO2 et de lutter ainsi contre la pollution. Et elles poussent dix fois plus vite qu’une forêt classique.

Pour que d’autres citoyens et collectivités puissent s’investir dans d’autres projets sur la ville et pérenniser ces projets, le collectif est désormais en lice pour l'appel à projets du budget participatif de la région Occitanie. S’il est retenu, il permettra de financer un kit de formation et d’accompagnement à la création de micro-forêts, le Miyawa’kit. A vous de voter.