Climat : Des météorologues britanniques prévoient des records de chaleur d’ici 2025

CA CHAUFFE La température devrait être 1,06 à 1,62°C plus élevée que la normale

20 Minutes avec AFP

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Des touristes achètent des bouteilles d'eau en pleine canicule à Washington, le
Des touristes achètent des bouteilles d'eau en pleine canicule à Washington, le — Olivier Douliery / AFP

Un réchauffement de +1,5°C d’ici 2024. C’est ce que prévoit le service météo britannique pour les cinq prochaines années, qui pourraient être les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Dans des prévisions qui étudient les tendances climatiques des dix prochaines années, le Met Office estime que pour chaque année de 2020 et 2024, la température devrait être 1,06 à 1,62°C plus élevée que la normale. Et 2016, pour l’instant l’année la plus chaude jamais enregistrée, devrait « probablement » être battue pendant cette période.

Une éruption volcanique envisagée

« Les dernières prévisions sur cinq ans suggèrent une poursuite du réchauffement, en concordance avec les niveaux élevés de gaz à effet de serre », a commenté le prévisionniste Doug Smith. « Ces prévisions comportent des incertitudes, mais la plupart des régions devraient être plus chaudes », en particulier le nord de l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord, a-t-il ajouté.

A moins d’une éruption volcanique majeure qui ralentirait le réchauffement en bloquant les rayons du soleil, la moyenne des températures sur les cinq années à venir devrait s’établir entre 1,15 et 1,46°C au-dessus de l’ère préindustrielle. La moyenne pour 2015-2019, période la plus chaude jamais enregistrée, s’est établie à 1,09°C.

« La fenêtre d’opportunités se rétrécit »

L’Accord de Paris sur le climat vise à limiter la température à +2°C, idéalement +1,5°C d’ici à 2100, par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui nécessiterait de réduire drastiquement et immédiatement les émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines. Or, celles-ci continuent à augmenter.

Selon le Met Office, il existe un « petit risque » (environ 10 %) qu’une des années entre 2020 et 2024 dépasse la barre de 1,5°C. Mais « un dépassement temporaire de 1,5°C ne signifie pas une transgression de l’Accord de Paris », a souligné Stephen Belcher, chef scientifique du service météorologique britannique. Les scénarios des experts climat de l’ONU (Giec) se basent en effet sur des tendances à long terme d’augmentation de la moyenne des températures et pas une année unique. « Malgré tout, nos prévisions montrant une tendance à une poursuite du réchauffement, la fenêtre d’opportunités se rétrécit », a-t-il insisté.