Puy-de-Dôme : Un collectif de citoyens milite contre un projet d’élevage intensif de porcs

ENVIRONNEMENT Souffrance animale, nuisances et pollution des sols : les habitants de Durmignat et Echassières s’inquiètent face à ce projet d’élevage intensif

20 Minutes avec agence

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Des porcs d'élevage. Illustration.
Des porcs d'élevage. Illustration. — G. Michel / Sipa

L’élevage intensif n’a plus la cote. À Durmignat (Puy-de-Dôme), un collectif de citoyens milite contre un projet de porcherie industrielle sur la commune, rapporte France Bleu Pays d’Auvergne ce mardi. L’association de défense animale L214 les a rejoints dans leur combat.

Ce projet controversé prévoit l’élevage de 1.008 porcs, répartis dans un bâtiment de 961 m², soit moins d’un mètre carré par bête. Comble du cynisme, le même jour, le ministre de l’Agriculture détaillait un plan de 15 mesures pour améliorer la condition animale dans le pays. Parmi elles, l’interdiction fin 2021 de la castration à vif des porcelets.

Un risque de pollution des sols

Les militants du Durmignat trouvent ces mesures insuffisantes et dénoncent une « aberration ». « Les comportements alimentaires sont en train de changer », soutient Ghislaine Philippe, porte-parole du collectif de citoyens. « Les gens préfèrent consommer un peu moins certains produits, mais avoir l’assurance que ces produits ont été fabriqués de façon propre, avec une certaine éthique et un respect du vivant. »

Selon France Bleu, les lisiers et autres déjections porcines issues de l’élevage seront épandus sur la commune voisine d’Echassières ( Allier). Le collectif citoyen, qui s’inquiète du risque de pollution des sols et des nappes phréatiques, appelle la préfecture à abandonner le projet. De son côté, L214 a mis en ligne une pétition sur son site Web.

« Les animaux enfermés dans les élevages intensifs vivent un enfer : mutilations, enfermement, promiscuité, stress », explique L214, dénonçant un projet « inadmissible ». « Ses conséquences environnementales, sanitaires et sociales seraient également désastreuses. » La décision finale appartient à la préfète du Puy-de-Dôme qui accordera, ou non, l’autorisation d’exploitation.