Nord : Une cagnotte en ligne pour faire venir 200 dromadaires d’Australie

SOLIDARITE Un amoureux des animaux souhaite ramener 200 dromadaires australiens dans le Nord afin de les sauver

Charlotte Cresson
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lllustration de dromadaires.
lllustration de dromadaires. — Gilles Bader / SIPA
  • Un Nordiste envisage de ramener 200 dromadaires australiens dans son exploitation, à Feignies, dans le Nord.
  • La cagnotte doit servir à payer la capture et le transport des animaux ainsi que l’adaptation des bâtiments

Un espoir pour les dromadaires ? A Feignies, dans le Nord, Julien Job est attristé par le destin des camélidés australiens. Depuis plusieurs jours, le gouvernement australien a annoncé l’abattage de 10.000 dromadaires, responsables selon lui, d’une catastrophe écologique dans le pays.

Introduit au XIXe siècle par les Européens, l’animal est accusé de
menacer les rares points d’eau des populations isolées en bordure du désert australien. Pour l’heure, près de 5.000 dromadaires, considérés comme nuisibles, ont déjà été abattus.

Ramener 200 dromadaires dans le Nord

A la tête de l’association « La Camélerie », Julien Job a pour projet de ramener 200 de ces animaux dans son centre qui accueille aussi des chevaux, des ânes, des zébus ou encore des yacks. Pour ce faire, le Nordiste a lancé une cagnotte sur les réseaux sociaux.

L’argent récolté doit servir à payer le transport car l’éleveur souhaite rapatrier ces dromadaires australiens en avion. Un budget est également prévu pour financer la capture des animaux et l’adaptation des bâtiments du centre nordiste. Une cagnotte qui se remplit timidement mais Julien Job ne désespère pas.

Temps d’adaptation

Cet amoureux des dromadaires souhaite les sauver, mais il veut aussi les faire connaître auprès du grand public par le biais d’activités comme des soirées orientales, des visites ou encore des promenades. « L’idée c’est de les remettre dans un espace agricole, mais le projet va plus loin que de sauver des animaux », explique-t-il à 20 Minutes.

Considéré comme un animal domestique, le dromadaire peut être importé en France à condition de respecter quelques réglementations. L’animal doit en effet être pucé et enregistré afin d’avoir une traçabilité. Les normes européennes exigent également que son état de santé soit vérifié. En cas de maladie, l’animal sera placé en quarantaine le temps de retrouver la santé. Un temps d’adaptation sera par ailleurs nécessaire pour ces animaux habitués des grosses chaleurs. « Il faut que leur métabolisme s’habitue », note Julien Job. Cette transition s’effectue sur six mois.

« Le dromadaire n’est pas un animal nuisible »

Pour Julien Job, « le dromadaire n’est pas un animal nuisible ». « En France, il répond à la demande d’une activité écoresponsable. » Contrairement à ce que pensent les Australiens, lui considère que « l’animal représente une faible empreinte carbone et se nourrit de ce que les vaches refusent, comme le chardon ou les ronces ».

De plus, il a besoin de peu d’espace. « Sur un hectare où l’on peut mettre deux vaches, on peut installer trente dromadaires. » En Australie, ils sont un million à errer dans le désert.