Starbucks veut réduire sa production de déchets et sa consommation d'eau

ENVIRONNEMENT L'entreprise américaine veut réduire de moitié les émissions de carbone de ses activités d’ici 2030

20 Minutes avec agences

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L'enseigne Starbucks veut améliorer son empreinte écologique (illustration).
L'enseigne Starbucks veut améliorer son empreinte écologique (illustration). — Charles Krupa/AP/SIPA

La chaîne américaine de cafés Starbucks a annoncé ce mardi la mise en place de nouveaux objectifs environnementaux. L’entreprise, célèbre pour ses boissons à emporter dans des récipients en plastique ou en carton, souhaite améliorer sa gestion de l’eau et des déchets, réduire les gobelets à usage unique et proposer plus de produits à base de plantes.

Objectif : parvenir d’ici 2030 à réduire de moitié les émissions de carbone de ses activités et de sa chaîne d’approvisionnement, ainsi que les déchets envoyés en décharge par ses magasins ou entrepôts.

Plus de produits à base de plantes

Le groupe souhaite aussi mieux utiliser 50 % de l’eau consommée pour ses activités et la production de son café. Il veut également proposer plus de produits à base de plantes même s’il permet déjà de remplacer le lait par des boissons végétales dans ses lattes et autres cappuccinos. Starbucks pourrait aussi offrir plus de produits servant d’alternatives à la viande dans ses sandwichs.

Parmi les autres initiatives évoquées, le groupe souhaite investir dans des pratiques agricoles plus durables et rendre plus écologiques ses magasins et l’ensemble de ses opérations, de la production des gobelets aux livraisons. Il avait déjà annoncé en 2018 la suppression des pailles en plastique d’ici 2020.

Pression grandissante des consommateurs

« Ce ne sera pas facile », reconnaît dans une lettre le directeur général Kevin Johnson. Starbucks s’était par exemple fixée en 2008 des objectifs sur la réutilisation des objets et le recyclage « sans précédent pour notre industrie, mais aussi largement tributaires de changements radicaux dans le comportement des clients », souligne-t-il. « Les résultats n’ont pas atteint nos attentes et ont souligné la nécessité d’une approche différente. »

Comme les autres grandes entreprises, Starbucks fait face à la pression grandissante des consommateurs et des investisseurs sur la question de son impact environnemental. Quelques-unes tentent d’amorcer des changements, comme Microsoft qui a promis que son empreinte carbone serait négative d’ici 2030.