La Tanzanie va relocaliser 36 lions après des attaques contre humains et bétail

ANIMAUX En septembre 2019, le gouvernement a retiré leur statut à 12 zones protégées et sept réserves, affectant ainsi la vie des lions. Ce groupe des 36 félins sera relocalisé aux alentours d’un parc national, dans le nord du pays

20 Minutes avec AFP

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Illustration de lion.
Illustration de lion. — Pixabay

La Tanzanie va relocaliser un groupe de 36 lions présents aux alentours du parc national du Serengeti (nord), après plusieurs attaques menées contre des humains et du bétail par les félins, dont l’habitat est de plus en plus affecté par les activités humaines, a annoncé samedi un responsable environnemental.

Onze de ces lions ont déjà été capturés, et seront emmenés dans le parc national de Burigi Chato, situé dans le nord-ouest du pays, a indiqué à l’AFP Simon Mduma, directeur de l’Institut tanzanien pour la recherche sur la faune sauvage, selon lequel 20 des 36 lions au total seront relocalisés dans ce parc. L’endroit où seront relocalisés les 16 autres lions doit encore être déterminé.

« Plus de zones consacrées aux activités humaines »

« Avant, nous tuions un lion lorsqu’il attaquait des gens, mais c’est un groupe énorme, et on ne peut pas faire de même », a déclaré Simon Mduma. De plus, poursuit-il, « les lions deviennent vulnérables, et nous voulons mener une action qui les soutienne ».

Selon Dennis Ikanda, chercheur au même institut, « plus de zones ont été consacrées aux activités humaines, et cela a vraiment affecté la vie des lions ».

En septembre 2019, le gouvernement tanzanien a retiré leur statut à 12 zones protégées et sept réserves dans le cadre d’une solution trouvée à des conflits territoriaux. Ces plus de 700.000 hectares sont désormais destinés à l’élevage, l’agriculture et à accueillir des habitations.

Plus que 20.000 spécimens aujourd’hui

A l’échelle de la planète, la population des lions a chuté de 43 % depuis vingt ans pour atteindre aujourd’hui quelque 20.000 spécimens, estime l'Union internationale pour la protection de la nature (UICN), qui a classé le prédateur dans la catégorie des espèces vulnérables.