Montpellier : Pour Greenpeace, cet étudiant en biologie brave le froid de l'Antarctique

ENVIRONNEMENT Nacim Guellati a embarqué sur l'Arctic Sunrise en tant que spécialiste de l'ADN environnemental

Nicolas Bonzom

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Nacim Guellati, en Antarctique.
Nacim Guellati, en Antarctique. — Nacim Guellati
  • Nacim Guellati, un étudiant montpelliérain en biologie, a rejoint l’Antarctique en tant que spécialiste de l’ADN environnemental, pour effectuer une mission avec Greenpeace.
  • Son rôle sera, notamment, de faire un inventaire de la faune et de la flore locales.

« Désolé, la connexion est très aléatoire ici ! » Pas toujours facile de répondre aux journalistes, lorsque l’on approche de la région la plus au sud du globe. Pourtant, Antarctique ou pas, Nacim Guellati se fait une joie de partager avec le plus grand nombre, sur Facebook ou Instagram, l’expérience qu’il est en train de vivre. « L’une des plus grandes de ma vie », se réjouit-il. Depuis une semaine, cet étudiant montpelliérain en biologie de 22 ans a embarqué à bord de l’Arctic Sunrise, direction le pôle Sud.

Cette expédition, menée par Greenpeace, est la dernière étape d’une campagne de grande ampleur, qui a débuté au printemps dernier. Son objectif : relier les deux pôles, pour mieux connaître les océans, et les maux dont ils souffrent.

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D'ici deux petites semaines, j'embarque à bord de ce que j'appellerai mon chez moi pendant un peu moins de deux mois : l'Arctic Sunrise, petit bébé de la flotte de Greenpeace qui m'emmènera en Antarctique dans le cadre du dernier volet de l'expédition Pole to Pole. Cette expédition s'inscrit dans l'une des campagnes de conservation les plus ambitieuses de l'histoire. Elle a pour but de protéger 30% des océans d'ici 2030 (plus de détails en bas pour les curieux 😗). - J'ai la chance d'en faire partie sous la tutelle de l'Université de Montpellier en tant que "Responsable ADN environnemental" (steuplé), mon rôle va consister principalement à réaliser un inventaire de la faune marine sur les différents sites que nous allons explorer en utilisant cette nouvelle technique qui n'a encore jamais été utilisée dans ces eaux (on développe toussa dans la vidéo). Je vais aussi participer à d'autres manips scientifiques chouettes qui vont tourner entre autres autour des cétacés, du plancton, et des microplastiques le long des côtes du continent gelé 🙃 Je vais pas mal communiquer autour de l'évènement (Articles, Photos et Vidéos) au travers du service de Communication de l'Université de Montpellier et aussi sur Instagram (abonne toa ❤). - Hâte d'embarquer et de partager toussa avec vous tous ! _________________________________________ Lelz _________________________________________ L'expédition : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/protection-oceans-greenpeace-lance-expedition-de-larctique-a-lantarctique-demander-traite-international-ambitieux/ l'Université de Montpellier en Antarctique : https://www.umontpellier.fr/articles/lum-en-antarctique-avec-greenpeace Moa : https://www.umontpellier.fr/articles/nacim-guellati-un-etudiant-qui-ne-laisse-pas-de-glace _________________________________________ Crédits photo : Greenpeace Crédits vidéo : MUSE _________________________________________ #umontpellier #greenpeace #antarctica #poletopole #expedition #arcticsunrise #ocean #protecttheocean #travel #adventure #science #lelz

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Un inventaire de la faune et de la flore locales

Dans cette incroyable épopée, Nacim Guellati est chargé de recueillir l’ADN environnemental. « Je réalise des filtrations d’eau, pour en extraire l’ADN des animaux vivant dans le coin, explique l’étudiant. On peut ainsi réaliser un inventaire complet de la faune marine de la région, les cétacés, les phoques, les manchots, les poissons, etc. Les données que je collecte seront utilisées pour alimenter des études sur la biodiversité en Antarctique, et comment cette dernière est bouleversée avec les changements climatiques. »

Et Nacim Guellati n’a pas froid aux yeux. Les conditions qui règnent au pôle Sud n’ont pas l’air d’effrayer ce jeune Algérois. « Ayant crapahuté par-ci par-là, notamment près du cercle polaire Arctique, je suis habitué », confie cet adepte de sensations fortes, qui pratique dès qu’il le peut la plongée, l’apnée… ou le saut en parachute.

« Une résistance physique est absolument nécessaire »

Ça tombe bien, une « résistance physique est absolument nécessaire pour participer à ce type de mission, souligne David Mouillot, professeur au laboratoire Marbec et référent de la mission à l’université. Il est primordial de former les jeunes générations et de montrer que l’université leur fait confiance dans un contexte où les étudiants manquent parfois de perspectives et d’ambition, c’est un véritable signal donné à la jeunesse. »

« La vie à bord du bateau est extraordinaire, j’ai la chance d’être entouré d’une équipe des quatre coins du monde, devenue très rapidement ma famille adoptive, on noue des liens forts quand on est dans le même bateau, qu’on doit se serrer les coudes », reprend Nacim Guellati. L’étudiant sera de retour, des souvenirs plein les valises, le 15 février.