Biodiversité : Une convention de l’ONU propose un texte avec des objectifs à atteindre d’ici 2030

ENVIRONNEMENT L’idée est de protéger au mieux les écosystèmes pour « vivre en harmonie » avec la nature

20 Minutes avec agences

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Un papillon dans la nature (illustration).
Un papillon dans la nature (illustration). — V. Cardui / Pixabay

La Convention pour la biodiversité biologique (CBD) a dévoilé ce lundi un texte visant à lutter contre la dégradation accélérée de la nature. Cette première mouture propose de protéger au moins 30 % de la planète d’ici 2030.

La 15e réunion de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15) se tiendra à Kunming (Chine) en octobre. Cette réunion doit définir une feuille de route pour les 200 membres de la CBD, afin de mieux protéger les écosystèmes. L’objectif est de vivre « en harmonie avec la nature » d’ici 2050, rappelle la CBD.

Réduire la pollution de 50 %

Le texte, qui sera négocié pendant la COP15, prévoit de protéger « les sites d’importance particulière pour la biodiversité », notamment en créant des aires protégées. Ces zones couvriront « au moins 30 % des zones terrestres et marines » dont « 10 % sous stricte protection » d’ici 2030. La coalition « Compaign for nature » regroupant des ONG s’inquiète tout de même de l’absence de mention sur « l’efficacité de la gestion » de ces espaces.

Une autre mesure veut « réduire d’au moins 50 % la pollution » causée par les biocides, les déchets plastiques et autres d’ici 2030. Le texte reprend notamment les conclusions d’experts biodiversité de l’ONU. En mai, ces derniers soulignaient le rôle de l’agriculture, la déforestation, la pêche, la chasse, le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives dans la dégradation accélérée de la nature.

Acter un échec et prendre un nouveau départ

La CBD souligne aussi l’importance des solutions basées sur la nature pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Ce premier texte constitue un « grand pas » dans la définition d’objectifs pour protéger la biodiversité. Mais le texte est « mince » concernant la mise en œuvre des solutions et les moyens déployés, estime un responsable de Greenpeace International.

La COP15 devrait aussi acter l’échec des « objectifs d’Aichi », définis en 2010. Ils visaient entre autres à mieux prendre en compte la biodiversité dans les stratégies nationales, à étendre les aires de conservation terrestres et aquatiques, à prévenir l’extinction des espèces menacées ou encore à éviter la surpêche et à gérer les surfaces agricoles de manière durable d’ici 2020. La plupart n’ont pas été atteints.