Pyrénées : Emmanuel Macron promet aux bergers l’arrêt des réintroductions d’ours

SENS DU POIL Mardi, en déplacement à Pau, Emmanuel Macron s’est engagé auprès d’une délégation d’éleveurs à ne plus réintroduire d’ours dans les Pyrénées

Hélène Ménal

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Un ours brun (illustration).
Un ours brun (illustration). — Whitewolf - Sipa
  • A Pau, Emmanuel Macron a caressé les éleveurs pyrénéens dans le sens du poil.
  • Il s’est engagé à ne plus réintroduire d’ours dans le massif d’ici à la fin de son mandat.

La promesse est orale mais les bergers en font leur miel. Mardi, à l’occasion de sa visite à Pau, dans le Béarn, le président de la République a rencontré une délégation agricole. Dans les rangs de cette émanation du pastoralisme figurait les principaux opposants à l’ours, comme Philippe Lacube, le président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, un département où quelque 1.100 bêtes – essentiellement des brebis – ont péri en 2019 à la suite d’attaques d’ours.

Il n’y a pas eu de communication officielle de l’Elysée sur le sujet mais les déclarations des participants sont enthousiastes. Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas réintroduire d’ours dans les Pyrénées d’ici à la fin de son mandat, donc à stopper le plan ours dont le terme est fixé à 2028.

Toujours disert sur les plantigrades pyrénéens, le président a également promis de « sortir » les ours qui se distinguent par leur férocité.

En caressant les bergers dans le sens du poil, le chef de l’Etat a évidemment mécontenté les défenseurs des ours. Sur sa page Facebook, l’association Pays de l’Ours-Adet, relativise cette victoire des opposants. « Soyons très clairs : il y aura de nouveaux lâchers d’ours dans les Pyrénées. "L’engagement "du Président ne vaut que pour le mandat en cours mais la France ne pourra pas déroger à l’obligation légale de restaurer une population viable d’ours dans les Pyrénées », souligne-t-elle.

Les dernières réintroductions ont eu lieu à l’automne 2018 dans le Béarn, avec l’arrivée des ourses slovènes Sorita et Claverina. La population ursine du massif, qui s’enrichit chaque année de nouveaux oursons « autochtones », compte une cinquantaine d’individus.