Zoo de Beauval : La femelle panda Huan Huan inséminée artificiellement

REPRODUCTION Huan Huan avait déjà donné naissance, en août 2017, à Yuan Meng, premier panda né en France et déjà le fruit d’une insémination artificielle

20 Minutes avec AFP

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La femelle panda Huan Huan au zoo de Beauval le 25 juillet dernier.
La femelle panda Huan Huan au zoo de Beauval le 25 juillet dernier. — AFP

Après cinq « mises en contact » manquées avec le mâle Yuan Zi, la femelle panda​ Huan Huan, prêtée par la Chine au Zoo de Beauval (Loir-et-Cher), a été inséminée artificiellement ce lundi soir, a annoncé le zoo.

Ce mardi matin, une autre insémination sera réalisée pour « multiplier les chances » d’obtenir une grossesse, a précisé le chef vétérinaire du zoo, Baptiste Mulot. Le 4 août 2017, Huan Huan, désormais âgée de 11 ans, avait donné naissance à Yuan Meng, premier panda né en France et déjà le fruit d’une insémination artificielle.

Seulement 48 heures de fertilité

Le jeune mâle, qui doit s’installer en Chine en 2020, a été séparé de sa mère en septembre. Le sevrage et l’indépendance de son premier enfant permettent à Huan Huan d’être prête pour une nouvelle gestation. « Les chaleurs peuvent avoir lieu toute l’année, mais c’est préférentiellement en février et mars. Là, les soigneurs ont constaté des changements dans son comportement », a expliqué Baptiste Mulot.

« Nous avons procédé à cinq mises en contact, mais il n’y a pas eu d’accouplement réussi. Le mâle manquait d’expérience et n’a pas réussi », a précisé le vétérinaire. La période de fertilité ne durant que 48 heures, l’équipe du zoo, épaulée par un scientifique chinois, a alors décidé de procéder à une insémination artificielle. Yuan Zi a été endormi 45 minutes pour un prélèvement de sperme, avant que Huan Huan ne soit anesthésiée 30 minutes pour l’insémination.

Réponse dans quelques mois

« Ils se sont réveillés normalement. A priori, cela ne les a pas perturbés », a assuré Baptiste Mulot, qui a estimé à 50 % les chances de réussite de la procédure. Avant la naissance de Yuan Meng en 2017, une première insémination en 2016 n’avait pas été couronnée de succès.

La réussite de celles réalisées dans la nuit de lundi à mardi ne pourra être évaluée que dans quelques mois, les femelles pandas ayant la faculté, rarissime dans le règne animal, d’arrêter le développement du fœtus si elles estiment que la période est peu favorable. C’est la période dite de « diapause ». Depuis 2016, les pandas géants ne sont plus « en danger » d’extinction sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Mais l’espèce reste toutefois « vulnérable ». Environ 500 pandas en captivité et 2.000 à l’état sauvage vivent en Chine.