Toulouse : Des nouveaux capteurs sonores « indépendants » pour mesurer les nuisances de l’aéroport

SANTE Les riverains de l’aéroport Toulouse-Blagnac doutent de la fiabilité du système de mesure des nuisances sonores. La région et le département vont donc déployer leurs propres capteurs

Hélène Menal

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Avion en phase d'atterrissage à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Archives.
Avion en phase d'atterrissage à l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Archives. — Frédéric Scheiber/20MINUTES

Le système « Sentinelle » qui mesure les nuisances aériennes de l’aéroport Toulouse-Blagnac est opéré par la plateforme elle-même. Et des voix s’élèvent, celle des riverains en colère notamment, pour mettre en doute sa fiabilité. « Après analyse des données de mesure, les associations (…) ont mis en lumière des défaillances de "Sentinelle" et n’ont plus confiance dans ce dispositif », affirment, dans un communiqué commun, le conseil régional d'Occitanie et le conseil départemental de Haute-Garonne.

Les deux collectivités annoncent qu’elles lancent une procédure pour mettre en place d’autres capteurs sonores autour de l’aéroport qui constitueront « un dispositif indépendant de mesure de l’information en matière de bruit du trafic aérien ». Il sera mis en service « courant 2020 », permettra des mesures « dans des zones actuellement non couvertes », et ses données seront consultables en temps réel par le public.

Des « cobayes » en colère

Cette annonce arrive à moment où la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) teste deux nouveaux couloirs aériens au-dessus de l’agglomération de Toulouse, l’un au nord, l’autre au sud, mettant en ébullition les communes « cobayes » concernées.

Le Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération toulousaine (CCNAAT) demande à la DGAC « de cesser ces expérimentations », et « de mettre à jour les cartes de bruit ». Elle estime aussi qu’un millier de Toulousains sont impactés par ces tests et s’étonne du « mutisme » de la mairie sur ce sujet.