Marineland d’Antibes : Les quatre orques bientôt transférées en Chine ? Le parc dément

ANIMAUX L'ONG One Voice accuse Marineland de vouloir envoyer ces cétacés dans un pays où ils « seraient exploités sans pitié »

Fabien Binacchi

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Des orques de Marineland  (Archives)
Des orques de Marineland (Archives) — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Une biologiste croit savoir que Marineland a programmé le transfert de ses quatre orques vers la Chine.
  • L’association One Voice a lancé une pétition et en appelle au président de la République pour que les cétacés intègrent un « sanctuaire ».
  • Le parc dément tout projet de transfert.

One Voice semble assez sûre de son coup : Inouk, Wikie, Moana et Keijo, « les quatre orques nées et captives au Marineland d’Antibes, devraient être transférées en Chine », « en janvier ». Une fois là-bas, où « aucune loi ne protège les animaux » elles « seraient exploitées sans pitié jusqu’à leur dernier souffle », alerte un communiqué.

L’ONG, qui avait porté plainte en avril contre le parc marin pour « cruauté » envers Inouk, l’un des cétacés, est donc repassée à l’attaque pendant le week-end. One Voice réclame à nouveau le transfert de ces animaux vers des « sanctuaires » et en appelle au président de la République pour leur éviter « l’enfer » des bassins chinois. Une pétition est lancée.

Anticiper sur des annonces du gouvernement ?

« Ce serait impardonnable et ça provoquerait un tollé mondial, s’agace Muriel Arnal, la fondatrice de One Voice interrogée par 20 Minutes. La ministre [de la Transition écologique] Elisabeth Borne serait sur le point de faire des annonces sur la captivité en France. Le parc espère peut-être anticiper mais ce n’est vraiment pas la bonne option. »

Sollicité, l’encadrement de Marineland « dément formellement » tout projet de transfert. « Il n’y a aucune initiative en ce sens », appuie Pascal Picot, le directeur général du parc antibois.

Alertés par la biologiste Ingrid Vesser

En face pourtant, One Voice persiste. Et l’ONG est d’autant plus certaine de ses affirmations qu’elle les tient d’Ingrid Vesser, une biologiste spécialiste des orques. La Néo-Zélandaise a « appris récemment que Parques Reunidos [propriétaire de plusieurs dizaines de parcs d’attractions dans le monde, dont Marineland] tente actuellement de transférer ses orques de France vers un établissement chinois » écrit-elle dans un courrier adressé à Emmanuel Macron.

« La Russie, qui fournissait beaucoup la Chine où l’industrie de la captivité est en plein essor, a décidé d’arrêter la capture d’orques. Il y a donc un manque à combler », pense savoir Muriel Arnal.