Montpellier : La décharge fermée, la métropole exporte désormais ses déchets

DECHETS La décharge à ciel ouvert de la métropole a fermé ce week-end. 830.000 tonnes de déchets y ont été accumulés au cours des onze dernières années

Jérôme Diesnis

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Les camions bennes ont déversé leurs derniers chargements dans la décharge de Castries, qui a officiellement atteint sa capacité de stockage.
Les camions bennes ont déversé leurs derniers chargements dans la décharge de Castries, qui a officiellement atteint sa capacité de stockage. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Sitôt élu, en 2014, le président de la métropole Philippe Saurel avait écarté l’idée de prolonger la durée de vie de cette décharge ouverte en 2008. 830.000 tonnes de déchets non dangereux y ont été enfouies depuis.
  • La métropole négocie avec trois sites pour l’accueil des déchets non recyclables et non compostables : Bellegarde dans le Gard, Montblanc dans l’Hérault et Calce, dans les Pyrénées-Orientales.
  • En contrepartie, la métropole devra verser 10,5 millions d’euros chaque année pour leur traitement.

Onze ans après le déversement des premiers déchets non dangereux sur ce site situé sur la commune de Castries, la décharge à ciel ouvert de la métropole de Montpellier a définitivement fermé ses portes ce week-end. 

La métropole négocie avec trois sites pour l’accueil des déchets non recyclables et non compostables : Bellegarde dans le Gard, Montblanc dans l’Hérault et l’usine de retraitement des déchets de Calce, dans les Pyrénées-Orientales. « Le schéma régional est géré au niveau préfectoral. Selon ce document, la capacité de l’ensemble des décharges régionales existantes est suffisante pour absorber les déchets produits par les habitants de la région en général et ceux de la métropole de Montpellier en particulier », souligne Philippe Saurel, le président (DVG) de la métropole.

10,5 millions d’euros de contrepartie versés chaque année

Ces conventions ont une contrepartie : la métropole devra verser 10,5 millions d’euros chaque année pour leur traitement. « Il est d’autant plus important de sensibiliser les habitants à bien trier et recycler », estime Valérie Barthas-Orsal, vice-présidente de la métropole. A l’horizon 2025, 65 % des déchets non dangereux et inertes devront être recyclés. Les déchets recyclables et les biodéchets seront toujours traités dans les centres dédiés de Montpellier.

Envisagées il y a quelques années, l’ouverture d’un troisième casier à Clapiers ou la création d’une décharge à Fabrègues, dans le massif de la Gardiole, ont tour à tour été abandonnés. Sitôt élu, en 2014, Philippe Saurel avait écarté l’idée de prolonger la durée de vie de cette décharge. Quant à Fabrègues, la mobilisation des habitants avait eu raison de la volonté du préfet de l’époque.

Des analyses du sol seront menées pendant les 30 prochaines années

Pendant 30 ans, la décharge de Castries doit faire l’objet d’un suivi par un comité. « On aura les résultats de toutes les analyses pour voir son évolution », reprend Gilbert Pastor. 830.000 tonnes de déchets y ont été enfouies en 11 ans. Les 7,5 ha du site (dont 4 ha utilisés par les alvéoles de stockage) devraient faire l’objet d’aménagements paysagers ou accueillir un champ de panneaux photovoltaïques.

« Nous en discuterons avec les autorités compétentes. Mais plutôt que de gâcher des terres arables, nous sommes favorables à l’installation de panneaux sur des lieux comme celui-ci, se projette Philippe Saurel. Ou dans les anciennes carrières de pierre, comme à Cournonsec qui fournit un tiers de l’énergie du village à l’année. »