COP25 : L’Humanité doit mettre fin à sa « guerre contre la nature » selon le secrétaire général de l’ONU

CLIMAT La conférence climat de l’ONU, la COP25, doit s’ouvrir lundi 2 décembre à Madrid

20 Minutes avec AFP

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CRISTINA QUICLER / AFP

A la veille de l’ouverture de la nouvelle conférence climat de l'ONU, la COP25, le secrétaire général a lancé un premier message en signe d’avertissement. L’Humanité doit mettre fin à sa « guerre contre la nature », a-t-il martelé dimanche à Madrid, listant les impacts dévastateurs du dérèglement climatique.

« Depuis des décennies, l’espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup. Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature et la science nous dit que nous pouvons le faire », a déclaré Antonio Guterres lors d’une conférence de presse.

Des engagements « totalement insuffisants »

Il a dénoncé les engagements «totalement insuffisants» de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Anticipant sur un rapport de l’Organisation météorologique mondiale qui doit être publié cette semaine, il a d’abord confirmé que, sans surprise, 2019 allait se hisser dans le top 5 des années les plus chaudes.

« Les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées », a-t-il déclaré, faisant une liste effrayante des autres effets dévastateurs de plus en plus « meurtriers » du réchauffement : hausse du niveau des océans, fonte des calottes polaires, sécheresses…

« En résumé, le changement climatique n’est plus un problème à long terme, nous sommes confrontés maintenant à une crise climatique. Le point de non-retour n’est plus loin à l’horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse », a souligné le secrétaire général.

La mobilisation des jeunes, un « espoir »

Il a malgré tout assuré garder « espoir », notamment grâce à la mobilisation des jeunes, des citoyens en général et des villes ou des entreprises. Mais « ce qui manque toujours, c’est la volonté politique : la volonté politique de donner un prix au carbone, la volonté politique d’arrêter les subventions aux énergies fossiles, la volonté politique d’arrêter de construire des centrales à charbon dès 2020, la volonté politique de passer d’une taxation des revenus à une taxation du carbone », a insisté Antonio Guterres.

Il s’est adressé en particulier aux grandes économies : « Les plus gros émetteurs mondiaux (de CO2) ne font pas leur part, et sans eux, notre objectif n’est pas atteignable ».

Les signataires de l'Accord de Paris de 2015, réunis à Madrid du 2 au 13 décembre, sont pressés de toute part d’accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre et espérer encore un peu limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C, par rapport à l’ère pré-industrielle.