Des physalies très urticantes retrouvées sur les plages en Bretagne et en Vendée

CA PIQUE Plusieurs physalies, ces cousines des méduses, ont été retrouvées ces derniers jours

J.U.

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Une physalie sur la plage du Porge en 2011.
Une physalie sur la plage du Porge en 2011. — JEAN PIERRE MULLER / AFP

Les appels à la vigilance se multiplient. Depuis ces derniers jours, plusieurs physalies se sont échouées sur différentes plages françaises. Ces animaux marins bleus, cousins des méduses, ont par exemple été aperçus sur le sable en Vendée et en Bretagne (mais aussi en Normandie). A tel point que l’agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire a publié un communiqué appelant à la prudence. En effet, « cette espèce est extrêmement urticante » en raison de ses « filaments de grande longueur ».

L’ARS recommande de ne pas toucher ces physalies, même si elles sont mortes, afin d’éviter « des lésions cutanées très douloureuses » de type brûlure ou urticaire, voire une sensation de malaise ou une perte de connaissance. Elle préconise aussi la façon dont il faut réagir en cas de contact : « Il est important de retirer les tentacules qui sont très adhérents à la peau, sans les écraser, en appliquant de la mousse à raser (ou à défaut du sable sec) sur la lésion et en grattant avec un carton rigide. »

Poussées par les courants

Si la présence de ces méduses (appelées aussi « vessies de mer ») peut surprendre en cette saison, ce n’est pas la première fois qu’un tel signalement est fait. « Ce sont des animaux qui ne peuvent pas se déplacer par eux-mêmes, et qui sont donc remontés par les courants depuis les Açores, indique à 20 Minutes Céline Tessier de l' Océarium du Croisic. Il ne faut pas y voir une conséquence du réchauffement climatique. »

Les physalies, des cousines des méduses venues de l'autre côté de l'Atlantique