Après avoir trouvé une embarcation, Greta Thunberg a quitté les Etats-Unis, direction l’Europe

RETOUR Le 1er novembre, la militante suédoise avait lancé un appel sur les réseaux sociaux pour trouver un moyen écologique de transport transatlantique

20 Minutes avec AFP

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La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a quitté, le 13 novembre 2019, les Etats-Unis à bord d'un catamaran.
La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a quitté, le 13 novembre 2019, les Etats-Unis à bord d'un catamaran. — NICHOLAS KAMM / AFP

Après plus de deux mois en Amérique du Nord, la jeune militante écologiste suédoise, Greta Thunberg, a quitté les Etats-Unis, ce mercredi, à bord d’un catamaran. Destination l’Europe et la réunion climat de l’Onu, la Cop 25 à Madrid début décembre.

Ce mercredi, à Hampton en Virginie sur la côte Est des Etats-Unis, Greta Thunberg a embarqué avec son père, Svante, sur le voilier « La Vagabonde », qui appartient à un jeune couple australien qui y vit avec leur garçon de 11 mois.

Une navigatrice à bord du catamaran

« Je veux remercier tous les gens que j’ai rencontrés en Amérique du Nord pour leur incroyable hospitalité », a-t-elle tweeté depuis l’océan.

Le couple avait proposé aux Thunberg de les ramener en Europe, après que la militante, qui ne prend pas l’avion, avait lancé un appel le 1er novembre sur les réseaux sociaux pour un moyen de transport transatlantique. La navigatrice britannique Nikki Henderson a rejoint l’équipage pour la traversée. Le bateau de 14 mètres prévoit de rejoindre le Portugal, à plus de 5.500 km de distance. La traversée devrait prendre au moins deux semaines, selon Nikki Henderson.

Pendant 11 semaines, Greta Thunberg, 16 ans, a aidé à faire grossir sur le continent nord-américain la mobilisation des « grèves de l’école » qu’elle avait lancée chez elle en Suède en août 2018. Arrivée à New York fin août à bord d’un voilier différent, elle s’est déplacée sur le continent en véhicule électrique, une Tesla mise à disposition par l’ancien acteur et gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger.

Donald Trump, un facteur de mobilisation supplémentaire

Elle a dénoncé l’inaction des dirigeants mondiaux lors du sommet spécial de l’Onu sur le climat en septembre, et a participé chaque vendredi à des manifestations de New York à Vancouver, en passant par Washington, Montréal, l’Alberta, l’Iowa, le Dakota du Nord, Los Angeles et Charlotte. « D’un côté, beaucoup de choses ont changé dans le bon sens, mais plusieurs mois se sont écoulés sans action véritable, sans que les gens se rendent compte de l’urgence », a-t-elle expliqué, confiant n’être pas vraiment plus optimiste qu’avant son périple. Quant à Donald Trump, elle a jugé que son déni climatique avait peut-être paradoxalement dopé la mobilisation : « il est tellement extrême, et dit des choses si extrêmes, que les gens se sont réveillés d’une certaine façon ».

« Si j’arrive à temps, je participerai à la Cop 25, car on m’a invitée », a dit la Suédoise. Initialement prévue à Santiago du Chili, la conférence sur le climat se tiendra finalement à Madrid en raison du mouvement de contestation local. Pour 2020, « je n’ai pas encore de projet ». Elle a fait une pause d’un an dans sa scolarité, et sa rentrée des classes sera en août. « Si je suis invitée, j’essaierai d’aller dans des endroits où je ne suis jamais allée, d’abord en Asie, et bien sûr à des réunions de dirigeants mondiaux, si je suis invitée », a déclaré Greta Thunberg.