Zoo de Beauval : Le directeur du parc veut prolonger la garde de deux pandas prêtés par la Chine

ANIMAUX Ils ont permis d’au moins doubler la fréquentation du parc depuis leur arrivée en 2012

20 Minutes avec agence

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Prise en janvier 2018, cette photo montre le panda Yuan Meng jouant avec sa mère Huan Huan au zoo de Beauval.
Prise en janvier 2018, cette photo montre le panda Yuan Meng jouant avec sa mère Huan Huan au zoo de Beauval. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

Le parc zoologique de Beauval ( Loir-et-Cher) souhaite conserver la garde au moins dix ans de plus des deux pandas chinois géants qu’il accueille depuis 2012. C’est en tout cas ce que souhaite Rodolphe Delord, le directeur du parc français, selon des propos rapportés par Ouest-France, ce dimanche.

Le responsable est membre de la délégation qui accompagne le chef de l’État lors de ses trois jours de visite en Chine, à partir de ce lundi. « J’ai fait cette demande au président (français) lorsqu’il est venu chez nous l’an dernier, il m’a promis d’en parler », a-t-il expliqué au journal local.

Une fréquentation en hausse

« Les pandas nous permettent de sensibiliser le public à la conservation de la biodiversité, (…) mission première des parcs zoologiques », a déclaré Rodolphe Delord. Garder les deux animaux, propriétés de l’Etat chinois à Beauval, permettrait au parc zoologique de conserver son rôle.

Le mâle Yuan Zi (« Rondouillard ») et la femelle Huan Huan (« Joyeuse ») sont de beaux atouts. Depuis leur arrivée en janvier 2012, les deux animaux ont permis de multiplier au moins par deux la fréquentation du lieu, en un an. En échange de ce prêt, le gouvernement chinois perçoit 800.000 euros par an pour financer des programmes de réintroduction de pandas et de conservation des forêts en Chine.

Naissance d’un panda en 2017

L’introduction du couple de pandas à Beauval a été un succès pour cette espèce menacée. Un bébé panda du nom de Yuan Meng (« Accomplissement d’un rêve ») est né le 4 août 2017. Brigitte Macron est la marraine du petit animal, qui repartira en Chine dans un an.

D’autres naissances pourraient avoir lieu au printemps, souligne Rodolphe Delord. Quant à la prolongation du prêt des deux animaux dans son zoo, le responsable est confiant. « Il n’y a pas de raison que les pandas ne puissent pas rester en France, les relations franco chinoises étant excellentes », a-t-il ajouté pour Ouest-France.