Amazonie : L’arbre inga, une « plante miracle » contre la déforestation ?

ÉCOLOGIE Certaines des 300 variétés de cette espèce offrent des ressources aux populations locales et auraient des caractéristiques favorisant la repousse de la flore sur les sols brûlés.

20 Minutes avec agence

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Une zone de déforestation illégale en Amazonie, au Brésil, le 8 mai 2018.
Une zone de déforestation illégale en Amazonie, au Brésil, le 8 mai 2018. — Felipe Werneck/AP/SIPA

L’arbre inga pourrait-il aider à résoudre le problème de la déforestation en Amazonie ? Plusieurs programmes scientifiques mettent aujourd’hui en avant la capacité de cet arbre à pousser sur des sols brûlés ou des terrains déforestés, rapporte la BBC. Il libère aussi de l’azote qui fertilise la terre et favorise la repousse d’autres espèces végétales.

Cette plante pourrait donc être une solution partielle à la déforestation provoquée par les incendies en  Amazonie. Parmi les 300 variétés d’arbre inga, certaines sont considérées comme « une sorte d'"arbre miracle" ou de "super arbre" ». Elles limiteraient les effets néfastes des feux de forêt et de la déforestation volontaire et constitueraient également une ressource pour les populations locales.

Économiquement viable et rentable

« Ces espèces produisent un fruit comestible », explique le Britannique Toby Pennington, qui étudie les propriétés de cet « arbre miracle » depuis plus de vingt ans. « Les marchés locaux de toute l’Amérique latine » en vendent. Les feuilles de l’arbre inga peuvent être utilisées pour nourrir le bétail et la plante peut être transformée en bois de chauffage, explique-t-il encore.

L’institut Ouro Verde (« or vert ») soutient donc ce projet qui vise à convaincre et encourager les propriétaires terriens à faire pousser cette espèce. La démarche cible les régions particulièrement touchées par la déforestation industrielle.

Les caractéristiques de la plante pourraient donc participer à la création de couloirs végétaux vitaux parmi la faune locale. Un choix réfléchi de culture offrirait par ailleurs aux habitants « une meilleure sécurité alimentaire et des revenus plus élevés », estime Saulo de Souza, chercheur à l’institut Ouro Verde, dont les propos ont été relayés par la BBC.