Valberg: Un louveteau affaibli prend ses quartiers dans une station de ski des Alpes-Maritimes

MONTAGNE L’animal a été photographié dans les ruelles du village

20 Minutes avec AFP

— 

Un loup du Parc Alpha.
Un loup du Parc Alpha. — Puremontagne

Il est descendu jusque dans les ruelles de ce village. Un louveteau affaibli, apparemment blessé, a été aperçu à plusieurs reprises depuis jeudi par des habitants de la station de ski de Valberg (Alpes-Maritimes), a indiqué samedi à l’AFP un responsable de l’ Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Ce jeune loup, vraisemblablement né dans l’année selon l’ONCFS, a été photographié et filmé à plusieurs reprises, rapporte Nice-Matin qui publie sur son site différents témoignages d’habitants de la station.

L’animal ne semble pas présenter le moindre danger

« C’est aux autorités locales, municipalité et préfecture, d’étudier la situation et de prendre une décision concernant l’animal, en tenant compte de deux paramètres : son état sanitaire et la gêne éventuelle occasionnée à la population », a expliqué Nicolas Jean, responsable national loup-lynx à l’ONCFS, en précisant toutefois que l’animal ne semble, en l’état, pas présenter le moindre danger.

« À partir de là, il conviendra de prendre la décision éventuelle de le capturer pour des soins mais le mieux pour tout le monde, à commencer par l’animal, serait qu’il retourne tout seul dans la nature », a précisé ce spécialiste, qui met en garde contre toute velléité de lui venir en aide en lui donnant à manger ou, à l’inverse, de vouloir l’exterminer, « ce qui est totalement interdit dans le cas d’une espèce protégée ».

« La charge symbolique est plus forte »

« Nous avons souvent à gérer ce genre de situation avec des animaux sauvages, renards, sangliers ou chevreuils, c’est plus rare avec le loup, la charge symbolique est plus forte, mais c’est une situation qu’on est amené à rencontrer de plus en plus souvent dans la mesure où l’espèce est en expansion », a ajouté Nicolas Jean.

Le nombre de loups adultes en France est estimé à 530, contre 430 il y a un an, avait indiqué au printemps l’ONCFS.