Climat : Le trou dans la couche d’ozone se résorbe, mais ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle

CLIMAT Il s’agit du plus petit trou dans la couche d’ozone observé depuis un peu moins de 40 ans, mais l’homme n’a rien à voir avec la résorption de ce phénomène

20 Minutes avec agence

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La Terre, de nuit (photo d'illustration)
La Terre, de nuit (photo d'illustration) — - NASA

Dans un communiqué publié ce lundi la Nasa et l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) révèlent que le trou de la couche d' ozone s’est rétracté de façon spectaculaire. Il est passé de 6,3 millions de kilomètres carrés en septembre à 3,9 millions.

Il s’agit du plus faible pic annuel jamais enregistré depuis 1982. Cette singularité n’est cependant pas due à des efforts écologistes fournis par les humains mais à des phénomènes météorologiques.

Une bonne nouvelle en demi-teinte

Chaque année, le trou de la couche d’ozone a tendance à se rétracter au mois de décembre, alors que l’été bat son plein dans l’hémisphère sud. Pendant cette période, la proximité du Soleil permet l’enrichissement de la couche d’ozone.

D’une part, les températures plus chaudes sont à l’origine de la création de nuages stratosphériques, ce qui limite l’impact des produits chimiques sur la couche d’ozone. D’autre part, de l’air chargé en ozone se place au-dessus de l’Antarctique. C’est la conjugaison de ces deux phénomènes qui a permis au trou de la couche d’ozone de se « reboucher » plus rapidement.

« Il est important de reconnaître que ce que nous observons cette année est dû à la hausse des températures stratosphériques. Ce n’est pas un signe que l’ozone atmosphérique est soudainement en passe de se rétablir », résume le scientifique Paul Newman, rattaché au Space Flight Center de la NASA. Il faut donc poursuivre les efforts pour limiter l'impact de l'activité humaine sur la couche d’ozone.