Montpellier : Pour LoopEat, consommer sans produire de déchets, c’est possible

JOURNEE MONDIALE DE L'ALIMENTATION LoopEat est le lauréat régional de Pépite, concours pour étudiants entrepreneurs

Jérôme Diesnis

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Objectif zéro déchet pour Clémence Hugot (à gauche) et Adeline Lefebvre.
Objectif zéro déchet pour Clémence Hugot (à gauche) et Adeline Lefebvre. — Pablo Séménutine / LoopEat
  • Adeline Lefebvre et Clémence Hugot se sont lancées dans la chasse « au tout-jetable » en créant LoopEat, des boîtes consignées et 100% recyclables.
  • LoopEat collabore avec un réseau de restaurateurs à Montpellier qui acceptent de servir des plats à emporter dans ces contenants échangeables à volonté.
  • La start-up s'attaque au marché de la livraison en s'associant à l'association Les coursiers montpelliérains avec laquelle elle mène une campagne de financement participatif.

Consommer sans produire de déchets. Adeline Lefebvre et Clémence Hugot se sont lancées dans la chasse « au tout-jetable ». Leur cible : les plats à emporter. « Les emballages consomment beaucoup de ressources en CO2 et finissent en incinérateur », détaille Adeline Lefebvre.

LoopEat désigne à la fois leur start-up (incubée à Alter’Incub Occitanie) et le contenant, la base de leur projet : le LoopEat est une boîte en plastique (renforcée par de la fibre de verre, le tout recyclable à 100%) consignée. Moyennant une caution de dix euros, les consommateurs peuvent se rendre dans un restaurant partenaire (une douzaine à Montpellier pour l’instant) et repartir avec leur repas dans la boîte consignée. Ils peuvent la réutiliser ou l’échanger lors de leur commande à emporter suivante, dans le même restaurant ou un autre établissement partenaire.

Déjà récompensées par deux prix

« On estime leur durée de vie à environ 300 utilisations. Mais on peut les échanger à tout moment, souligne la cofondatrice. On ne pratique aucune marge sur les boîtes. » Le modèle économique réside dans la vente d’abonnements auprès des restaurateurs, qui peuvent ainsi fidéliser leur clientèle.

L’idée a valu à cette étudiante de l’université Paul-Valéry de gagner le challenge régional de la Social Cup et le prix régional Pépite. Un concours réservé aux étudiants engagés dans une démarche de création d’entreprise, qui bénéficient d’un cursus adapté.

Associées aux Coursiers montpelliérains

Elles souhaitent désormais développer le réseau de restos partenaires et s’attaquer au marché de la livraison des plats. La solution est venue des Coursiers montpelliérains, une association composée de livreurs de sociétés en quête de conditions de travail décentes. « On était déjà engagé dans la même réflexion. Car une livraison, c’est environ 400 g de déchets. » Une campagne de financement participatif à hauteur de 10.000 euros a été ouverte sur KissKissBankBank. Son but : acheter un vélo cargo, un lave-vaisselle professionnel et augmenter le stock de boîtes recyclables.