Loire-Atlantique : Le département demande une « évaluation environnementale » du projet de surf park

PROJET Le président du conseil départemental (PS) Philippe Grosvalet demande la réalisation d’une enquête publique avant la création du surf park à Saint-Père-en-Retz

J.U.

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Manifestation contre le projet de surf park à Saint-Père-en-Retz, le 24 février 2019
Manifestation contre le projet de surf park à Saint-Père-en-Retz, le 24 février 2019 — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Un projet privé de surf park doit s’installer à Saint-Père-en-Retz, d’ici deux ou trois ans.
  • « Ce projet artificialiserait 8 hectares de terres agricoles et nécessiterait en outre d’importantes quantités d’eau et d’énergie » s’inquiète Philippe Grosvalet.

Il doit s’implanter d’ici à 2021 ou 2022 à Saint-Père-en-Retz, à une dizaine de kilomètres de l’océan. Mais depuis plusieurs mois, la contestation monte autour d' un projet de surf park, qui doit voir le jour en Loire-Atlantique. Alors qu’une nouvelle manifestation des opposants est prévue dimanche sur place, le président du Conseil départemental (PS) Philippe Grosvalet (qui a fixé un objectif de zéro artificialisation sur le territoire) entre dans le débat. Celui qui a déjà exprimé de grosses réserves quant à ce projet demande officiellement au préfet, ce lundi, la réalisation d’une « procédure complète d’évaluation environnementale, incluant notamment la réalisation d’une enquête publique ».

« Ce projet artificialiserait 8 hectares de terres agricoles et nécessiterait en outre d’importantes quantités d’eau et d’énergie, dans un contexte de raréfaction des ressources tant foncières, qu’hydriques ou énergétiques, écrit Philippe Grosvalet. Ces éléments conduisent bon nombre de citoyens ou d’associations de Loire-Atlantique à questionner un tel projet qui va à l’encontre d’un développement équilibré du territoire, sobre en consommation d’espace et de ressources. »

C’est quoi ce projet ?

L’objectif du « Bergerie surf camp » est de permettre aux fans de glisse débutants ou confirmés de pouvoir pratiquer le surf toute l’année sur une vague artificielle (de quelques centimètres à 2 m de haut), au cœur d’un grand bassin de 200 m de long. Ses créateurs affirment veiller à ce que l’impact environnemental soit « le plus faible possible ».

Le projet, 100 % privé mais qui a le soutien de la mairie et de la communauté de communes, prévoit aussi un espace de restauration, une salle de séminaire, quelques bureaux et un dortoir. Une structure dont le coût s’élèverait à plus de 10 millions d’euros et permettrait la création de 15 à 35 emplois. Environ 30.000 surfeurs par an y sont attendus. Une pétition pour « la préservation des terres nourricières » a dépassé les 4.000 signatures.