Des militants d'Extinction Rebellion devant l'Assemblée nationale, samedi 12 octobre.
Des militants d'Extinction Rebellion devant l'Assemblée nationale, samedi 12 octobre. — MARTIN BUREAU / AFP

ACTIVISME

Extinction rebellion bloque la circulation autour de l'Assemblée nationale

Après avoir occupés la place du Châtelet à Paris, les militants pacifistes d'Extinction rebellion se sont attaqués à l'Assemblée nationale

Quelques centaines de militants du mouvement écologiste Extinction rebellion bloquaient ce samedi matin la circulation tout autour de l'Assemblée nationale. « Rendez-nous les vers de terre », « notre maison brûle »… Un peu après 10h, des dizaines de participants à cette action qui s’inscrit dans une semaine mondiale de désobéissance civile pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique, ont installé meules de foin et gros bidons noirs sur les quais devant l’Assemblée.

D’autres, assis sur la chaussée, en position de méditation, ou debout derrière tenant une large banderole « Ici on cultive, assemblée citoyenne », barraient d’autres rues autour du bâtiment où les députés ne siégeaient pas samedi.

Après cinq jours d'occupation de la place du Châtelet et du pont au Change dans le cœur de Paris, Extinction rebellion a levé le camp vendredi soir pour se concentrer sur cette action baptisée « Archipel des nouveaux mondes », la dernière prévue de leur semaine de mobilisation qui avait commencé samedi dernier par l’occupation pendant 17 heures du centre commercial Italie 2.

Un campement à Châtelet

Alors que les forces de l’ordre ont laissé le campement s'installer à Châtelet sans intervenir, à la grande surprise de nombreux militants qui s’attendaient à être délogés rapidement, les CRS étaient bien présents samedi autour des manifestants. Boulevard Saint-Germain, les forces de l’ordre enlevaient un par un les manifestants assis par terre pour dégager la route. Ceux-ci s’installaient à nouveau un peu plus loin.

« La police n’est pas notre ennemie, nos ennemis ce sont les industriels qui exploitent le vivant et les Etats qui les laissent faire », a lancé dans un micro un participant, casquette et lunettes de soleil. « Notre combat est juste et non violent et nous nous battrons jusqu’à ce qu’on nous entende », a-t-il ajouté.