Montpellier : Les cantines reconnues comme référence mondiale par le pacte de Milan

AGROECOLOGIE Les 200 villes du pacte de Milan ont décerné un prix à Montpellier pour sa gestion de l’approvisionnement et la distribution alimentaires

Jérôme Diesnis

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Un petit garçon attablé à une table de la cantine de l'école François-Mitterand, à Montpellier.
Un petit garçon attablé à une table de la cantine de l'école François-Mitterand, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le prix a été désigné par un jury prestigieux lors du pacte de Milan qui regroupe les 200 villes mondiales engagées pour l’alimentation durable.
  • A Montpellier, 35 % des produits proposés dans les cantines sont issus de l’agriculture durable « contre 1 % en 2014 », dont 15 % de bio.
  • La ville a pris en février la décision de bannir les barquettes plastiques des repas de ses 13.600 élèves scolarisés dans les écoles primaires.

Al Gore, les fondations Bloomberg ou Mac Arthur… La composition du jury permet de mesurer la valeur du prix décerné à la ville de Montpellier. Capitale depuis lundi de l’agroécologie mondiale, la préfecture de l’Hérault a reçu les 200 villes signataires du pacte de Milan (les 200 villes mondiales engagées pour l’alimentation durable). Qui en a fait une référence internationale pour sa gestion de l’approvisionnement et la distribution alimentaires.

Montpellier a pris en février la décision de bannir les barquettes plastiques des repas de ses 13.600 élèves scolarisés dans les écoles primaires. « Nous sommes des précurseurs en matière de politique alimentaire. Aucune grande ville en France avant nous n’avait fait le choix d’utiliser des barquettes bio-compostables », note le maire (DVG) Philippe Saurel.

Santé, écologie, économie

Le surcoût de ces barquettes en cellulose (fibre vierge de bois, amidon de maïs ou fibre végétale), de 60.000 euros par an, est un choix assumé. « Ces barquettes100 % valorisées ne délivrent pas de molécules susceptibles de perturber le système endocrinien. C’est un investissement primordial pour la santé de nos enfants », souligne Marie-Hélène Santarelli, adjointe à l’alimentation durable.

Le projet est plus global : 35 % des produits proposés dans les cantines sont issus de l’agriculture durable « contre 1 % en 2014 », précise l’élue, dont 15 % de bio. « La loi impose 50 % de produits durables d’ici 2022. Nous allons les atteindre avec deux ans d’avance », précise Philippe Saurel. Des choix menés au nom de la santé, de l’environnement et de l’économie, afin de valoriser les producteurs locaux.

L’Occitanie première région bio de France

La collectivité peut s’appuyer sur la très forte implication de la filière. L’Occitanie est la première région de France ( l’Hérault le quatrième département) et la quatrième au niveau européen, en termes d’exploitation certifiée bio ou en conversion (50.7242 ha fin 2018).