Londres : Extinction Rebellion va bloquer l’aéroport pendant trois jours

URGENCE CLIMATIQUE L’aéroport de London City fait l’objet d’un projet d’extension, que les activistes jugent incompatibles avec l’urgence climatique

20 Minutes avec agences

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Les militants d'Extinction Rebellion ont commencé à bloquer l'aéroport de London City jeudi 10 octobre au matin
Les militants d'Extinction Rebellion ont commencé à bloquer l'aéroport de London City jeudi 10 octobre au matin — Rob Pinney/LNP/REX/SIPA

Les militants d’Extinction Rebellion, qui ont entamé lundi des actions dans le monde entier, prévoient désormais de bloquer l’aéroport de Londres. L’action pacifique durera trois jours et commencera ce jeudi, ont annoncé les écologistes mercredi.

Dès 9 heures du matin ce jeudi, les activistes mèneront une occupation « à la hongkongaise » de l’aéroport en s’asseyant, se couchant ou se collant devant les portes des arrivées et des départs. « Des centaines de participants se sont déjà inscrits pour faire barrage de leur corps de façon à bloquer l’aéroport », a indiqué Extinction Rebellion.

L’aéroport tente de « minimiser les perturbations »

S’ils n’arrivent pas à le bloquer depuis l’intérieur, les militants « le bloqueront depuis l’extérieur », en faisant barrage aux navettes ferroviaires et accès routiers. Pour eux, l’extension de l’aéroport est incompatible avec la crise climatique. « L’aéroport de London City prévoit de doubler le nombre de ses vols », a dénoncé un porte-parole, soulignant que le lieu est utilisé « de manière disproportionnée par les jets privés et les financiers ».

Sur son site Internet, l’aéroport a précisé qu’il travaillait avec les autorités pour « assurer la sécurité des passagers » et « minimiser les perturbations ». Des cinq aéroports de Londres, celui de London City (qui ne possède qu’une seule piste) est le plus proche du centre-ville. Il a vu passer 4,8 millions de passagers en 2018.

Selon la police de Londres, plus de 500 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement d’Extinction Rebellion lundi. Dès le début, Boris Johnson a appelé les manifestants à abandonner leurs « bivouacs aux senteurs de chanvre », les qualifiant de « récalcitrants crasseux ». Son propre père, Stanley Johnson, a rejoint les activistes mercredi à Trafalgar Square et déclaré que les propos de son fils étaient un « énorme compliment ».