Nantes : Un plan d’actions pour manger plus local, plus bio et plus sain dans la métropole

AGRICULTURE Le bio et les circuits courts seront clairement avantagés dans la métropole nantaise

F.B.

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Repas bio à la cantine scolaire d'Illkirch Graffenstaden, dans le Bas-Rhin (illustration)
Repas bio à la cantine scolaire d'Illkirch Graffenstaden, dans le Bas-Rhin (illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES

Réunis en conseil métropolitain ce vendredi, les élus de Nantes métropole ont approuvé les engagements du nouveau Projet alimentaire de territoire (PAT). Cette feuille route vise à fixer des actions en faveur d’un « modèle alimentaire durable », c’est-à-dire davantage respectueux de l’environnement, des acteurs locaux et des circuits courts, à l’horizon 2030. Une trentaine d’engagements tangibles ont ainsi été adoptés.

Avec quelques mesures phares : 100 % des espaces potentiels de production alimentaire doivent être protégés, une ferme sur deux doit être certifiée bio ou en conversion d’ici à 2025, dix fermes urbaines devront ouvrir avant 2030, des espaces publics comestibles (vergers, stations gourmandes, jardins familiaux…) devront être prévus dans toutes les communes, une « carte blanche alimentaire » sera lancée au CCAS de Nantes afin de permettre aux revenus les plus modestes d’avoir « accès à des produits durables »…

Les enfants n’ont pas été mis de côté puisqu’il est également prévu d’augmenter la part de bio et de local dans les cantines, de multiplier les initiatives durables dans les écoles (parrainage d’une ferme, fête de l’école sans déchet…) et d’intensifier la lutte contre le gaspillage. « C’est une véritable rupture de la stratégie alimentaire que nous sommes en train d’engager », est convaincue Johanna Rolland (PS), présidente de Nantes métropole.