VIDEO. Cap-Vert : Une ONG filme des dizaines de dauphins échoués sur une plage

ANIMAUX Des vidéos montrant plusieurs dizaines de dauphins échoués au Cap-Vert ont été divulguées par une ONG

20 Minutes avec agences

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Une scène similaire s'était passée sur une plage de l'île Stewart, en Nouvelle-Zélande, le 25 novembre 2018.
Une scène similaire s'était passée sur une plage de l'île Stewart, en Nouvelle-Zélande, le 25 novembre 2018. — AP/SIPA

Des images spectaculaires filmées par l’ONG cap-verdienne BIOS.CV et diffusées sur les réseaux sociaux montrent des dizaines de dauphins échoués le long d’une plage de l’archipel. Des personnes les poussent ou les tirent par la queue pour les remettre dans les flots de l’Atlantique, en vain.

La scène s’est déroulée le 24 septembre dernier sur la rive orientale de Boa Vista, une des îles qui forme l’État insulaire au large de l’Afrique de l’Ouest, a expliqué Katia Lopes, une coordinatrice de BIOS.CV.

Le Cap-Vert, coutumier de ces échouements

En fin de journée, malgré la mobilisation de défenseurs de l’environnement, de pompiers, d’insulaires et même de touristes étrangers, 136 dépouilles ont été dénombrées, laissant supposer qu’une partie des 163 autres avaient repris la mer.

Le Cap-Vert est, comme d’autres régions du monde, coutumier des échouements de mammifères marins, dont les causes peuvent être multiples, expliquées ou non, d’origine humaine ou pas. « Autant que ça, c’est plus rare, mais c’est arrivé par le passé, comme en 2007, quand nous en avions eu plus de 200 de cette même espèce », rappelle Katia Lopes.

Des vétérinaires vont étudier le phénomène

« Beaucoup de gens spéculent sur des activités de sonar » ou d’éventuels exercices militaires au large, poursuit-elle, en soulignant que ce sont des conjectures et que le chef du groupe de dauphins peut aussi avoir entraîné les autres dans sa perte.

Des prélèvements ont été effectués sur 50 dauphins et quatre carcasses ont été congelées. Des vétérinaires de l’université de Las Palmas (îles Canaries) sont attendus pour étudier les causes du phénomène, au titre du projet européen Marcet. Il est dédié à la protection des cétacés, du milieu marin et au caractère durable de l’activité touristique qui y est associée autour des îles de cette partie de l’Atlantique.