Bordeaux : Gaïactica, un escape game scientifique pour mieux comprendre le réchauffement climatique

EXPERIENCE Cap Sciences présente Gaïactica, un escape game scientifique dans lequel votre mission est de trouver des solutions pour limiter la hausse du réchauffement climatique

Mickaël Bosredon

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Le jeu Gaïactica vous embarque à bord d'un vaisseau spatial dans lequel vous devez prendre des mesures pour limiter le réchauffement climatique.
Le jeu Gaïactica vous embarque à bord d'un vaisseau spatial dans lequel vous devez prendre des mesures pour limiter le réchauffement climatique. — Cap Sciences
  • Gaïactica est un jeu immersif et collaboratif qui prend la forme d’un vaisseau spatial, dans lequel les joueurs effectuent un voyage jusqu’en 2100.
  • Pendant une heure, vous devez mettre en place des actions limitant la hausse du réchauffement climatique.
  • L’objectif de cette expérience est de mieux faire comprendre les mécanismes du réchauffement et de susciter le débat.

Une heure pour tenter de limiter la hausse du réchauffement climatique à + 2°C. C’est le principe du jeu immersif, et collaboratif, Gaïactica, qui restera posé jusqu’en juin 2020 dans une des salles de Cap Sciences, à Bordeaux.

La salle du jeu Gaïactica, à Cap-Sciences à Bordeaux.
La salle du jeu Gaïactica, à Cap-Sciences à Bordeaux. - Mickaël Bosredon/20 Minutes

A bord d’un vaisseau spatial, les joueurs (de trois à neuf personnes) vont ainsi réaliser un voyage spatio-temporel d’un siècle jusqu’à 2100, durant lequel ils devront prendre les meilleures décisions limitant au mieux la hausse du réchauffement. « C’est une expérience inspirée des escape game, explique à 20 Minutes le créateur de ce jeu Dorian Tourin-Lebret, même si là il ne s’agit pas uniquement de déverrouiller des énigmes, mais surtout de mettre en place une stratégie en faisant des choix. »

« Un prétexte pour ouvrir le débat à la sortie de l’expérience »

Les actions que l’on doit prendre durant la partie sont réparties en quatre secteurs : l’énergie, le transport, l’alimentation et le bâtiment. « On a documenté chaque action que le joueur va prendre, on connaît ainsi son impact réel sur le réchauffement climatique, et son coût, et en fonction de ces critères on doit prendre des décisions en groupe. Par exemple, préfère-t-on fermer les centrales à charbon ou mettre plus d’éoliennes ? Piétonniser les villes ou réduire la pollution des moyens de transport existant ? Et en fonction de ces choix, on voit la Terre évoluer sur une échelle d’un siècle. »

L'objectif de Gaïactica : prendre les bonnes décisions pour limiter l'impact du réchauffement cimatique.
L'objectif de Gaïactica : prendre les bonnes décisions pour limiter l'impact du réchauffement cimatique. - Mickaël Bosredon/20 Minutes

Le but du jeu étant d’arriver sous la barre des 2°C d’ici à 2100. Sachant qu’il s’agit là du scénario le plus optimiste dessiné par les scientifiques actuellement, le plus pessimiste évoquant un réchauffement au-delà de 7°C. « L’objectif de tout cela est surtout un prétexte pour ouvrir le débat à la sortie de l’expérience, insiste Dorian Tourin-Lebret. On voit ainsi que des solutions pour limiter le réchauffement, il y en a plein, mais elles sont complexes, car elles ont un coût, un impact qu’on estime, et elles ont des contraintes. Prenez l’exemple de l’avion, que fait-on ? On diminue la demande de transport aérien, ou bien on augmente son coût en augmentant le prix du kérosène ? »

Collecte de données scientifiques à travers différents rapports

Pour concevoir son jeu, Dorian Tourin-Lebret, un des fondateurs de la start-up Smart Impulse, qui propose des solutions de mesure et d’analyse de la consommation d’électricité des grands bâtiments, s’est entouré de plusieurs spécialistes et scientifiques. Comme Laurent Richard, spécialiste en sciences du climat et en animation de serious games chez AlbedoClimat. « J’ai été contacté via l'Institut Pierre-Simon-Laplace il y a un peu plus d’un an pour collaborer à ce projet, raconte-t-il. Mon travail a été de collecter les données scientifiques à travers différents rapports pour faire le lien entre l’activité économique (production de charbon, ressources en pétrole…) et les émissions de CO2 pour que dans le jeu, chaque action des participants ait un impact sur le climat. C’est là qu’on mesure par exemple l’impact du charbon dans la production de l’électricité dans le monde ! »

Selon vos choix, Gaïactica vous ouvrira des fenêtres montrant les circulations en temps réel des bateaux ou avions à travers le monde. Dans le but que chacun puisse mesurer les conséquences qu’aurait telle ou telle décision.

Infos sur gaiactica.net. Tarifs : de 16 à 30 euros.