Antarctique : Un forage dans une glace vieille d’un million d’années pour comprendre le réchauffement climatique

CLIMAT Les scientifiques vont atteindre trois kilomètres sous la surface du continent gelé

20 Minutes avec agence

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Un iceberg en Antarctique (illustration).
Un iceberg en Antarctique (illustration). — CHINE NOUVELLE / SIPA

Des scientifiques australiens préparent actuellement une spectaculaire opération de forage de la glace dans l'Antarctique. L’objectif est d’obtenir des informations sur l’impact du réchauffement climatique et sur la façon de combattre le phénomène.

Les chercheurs disposent d’un outil révolutionnaire présenté le 23 septembre, rapporte Digital Trends : un foret de neuf mètres en acier inoxydable, en titane et en cupro-aluminium, opérationnel à des températures allant jusqu’à -55 degrés. Il permettra de creuser à une profondeur de trois kilomètres.

« Comprendre l’impact » du CO2 il y a un million d’années

Les spécialistes de la Division Antarctique Australienne (AAD) auront ainsi accès à des échantillons de glace datant de plus d’un million d’années. Quatre années seront nécessaires pour atteindre les couches les plus anciennes.

« Nous voulons arriver à cette glace, analyser ces capsules témoins et comprendre l’impact (du dioxyde de carbone) durant cette période, il y a environ un million d’années, où le climat était en train de changer », explique le glaciologue Tas van Ommen à The Guardian. Car chaque bulle d’air enfermée dans la banquise est comme un instantané de ce qu’était la planète à différentes ères.

Plusieurs années de préparation

L’opération demande une sérieuse préparation et ne débutera qu’en 2021 au plus tôt. Les scientifiques espèrent qu’en plus de les renseigner sur le passé, elle leur donnera des clés pour mieux gérer les crises actuelles et à venir.

Le dioxyde de carbone « a changé le fonctionnement des ères glaciaires par le passé, indique Tas van Ommen. Nous avons besoin de comprendre si le CO2 que nous rejetons dans l’atmosphère aura des conséquences pour la Terre sur le long terme ».